France: Elle a survécu à 39 coups de couteau
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FranceElle a survécu à 39 coups de couteau

Un homme de 57 ans comparaît devant la cour d'assises du Val-de-Marne pour tentative de meurtre. Il avait appris que son épouse avait rencontré un autre homme.

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«Le film Shining, c'est ça», a raconté au premier jour d'audience la victime, élégante quinquagénaire. «Il n'arrêtait pas avec son couteau. Il était sur moi, il tapait, il tapait. J'ai perdu tout mon sang, je ne sais pas comment je suis là.»

Le drame s'était déroulé au cours de la nuit du 1er au 2 mai 2012 dans la cuisine d'un pavillon de Villejuif (Val-de-Marne). Cette nuit-là, l'accusé appelle le Samu et déclare qu'il vient de poignarder son épouse. Arrivés sur place, les secours découvrent une femme gisant au sol, mais toujours consciente, au milieu d'une marre de sang.

Hospitalisée dans un état très grave, elle décrira aux enquêteurs une vie de couple «houleuse», un mari jaloux, alcoolique et dépressif, violent avec elle et leurs deux enfants. «Je sortais uniquement pour travailler. On n'avait pas d'ami. Personne ne venait jamais à la maison», a-t-elle expliqué à la barre.

Selon ses déclarations, le soir des faits, il lui avait d'abord intimé l'ordre de se suicider en se pendant d'une corde qu'il avait lui-même accrochée à une poutre. Comme elle avait refusé, il l'avait bousculée avant de se saisir d'un couteau et de lui asséner plusieurs dizaines de coups.

«C'est ma femme, c'est ma moitié, je l'ai aimée. Comment aurais-je pu faire du mal à cette personne?» a déclaré d'une voix tremblante l'accusé devant la victime et leurs deux enfants.

Tout juste reconnait-il avoir «piqué» sa femme avec la pointe du couteau à seulement deux reprises. D'après lui, il aurait agi en état de légitime défense car son épouse se serait jetée sur lui «comme un animal». «Quand il y a l'alcool et les médicaments, c'est très difficile de s'en sortir. C'est vrai, je regrette ce qui s'est passé», a-t-il répété à plusieurs reprises.

Plusieurs années auparavant, la victime avait envisagé de porter plainte contre son mari pour violences conjugales. Elle n'était pas allée jusqu'au bout de peur qu'il s'en prenne à elle ou à ses enfants. L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès doit se terminer mercredi.

(AFP)

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