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ProcèsElle avait donné un biberon à la coke: acquittée

Une femme de 25 ans, accusée d'avoir provoqué la mort de son bébé après lui avoir donné un biberon contenant de la cocaïne et de l'héroïne, a été acquittée lundi par le tribunal de district de St-Gall.

Photo d'illustration, AFP

On ne peut pas dire avec certitude ce qui s'est réellement passé cette nuit-là, ont souligné les juges. Les preuves ne sont pas suffisantes pour une condamnation. La seule chose qui est sûre, c'est que la mort du bébé est une tragédie.

Trois hypothèses

Le procureur a présenté trois hypothèses. Selon la première, le drame est un assassinat. La femme aurait délibérément mis la drogue dans le biberon de la fillette pour s'en débarrasser car elle la voyait comme un obstacle à sa relation amoureuse.

Autre possibilité: le meurtre. La mère mélange de la drogue au biberon afin que l'enfant ne dérange pas sa soirée avec son ami. Elle ne se préoccupe pas des conséquences possibles du mélange.

Enfin, le procureur estime qu'il aurait pu s'agir d'un homicide par négligence dans le cas où la mère aurait introduit par mégarde une dose mortelle de drogue dans le biberon.

Ami toxicomane

La défense demandait l'acquittement. Il n'y a pas de preuves suffisantes pour une condamnation, a fait valoir l'avocat. On ne peut pas exclure que l'ami de la jeune femme soit responsable de la mort du nourrisson étant donné qu'il est toxicomane.

Les faits remontent à la nuit du 8 au 9 mai 2009. En début de soirée, la mère, alors âgée de 22 ans, donne un biberon à sa fillette de sept mois auquel elle ajoute un mélange de cocaïne et d'héroïne, selon l'accusation. Le lendemain matin, elle remarque que l'enfant respire lourdement mais ne réagit pas et accomplit des tâches ménagères.

Relation «problématique»

Un peu plus tard, elle se rend dans la chambre du bébé et constate que celui-ci ne respire plus. Dans un premier temps, elle alerte son ami et ensuite les secours. Selon les médecins légistes, la petite fille est morte d'une paralysie respiratoire.

Dans l'acte d'accusation, la relation entre la jeune femme et son ami est décrite comme problématique. La prévenue aurait commencé à consommer de la drogue sous l'influence du jeune homme. Et comme il avait encore des contacts avec son ex-amie, avec laquelle il avait un enfant, l'accusée souffrait d'angoisses, de dépressions et de pensées suicidaires.

(ats)

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