23.09.2015 à 19:46

FranceElle en finit avec son mari à coups de statuette

Une habitante d'Evry (F) a avoué mardi avoir frappé mortellement son époux à cause de leurs «querelles incessantes».

Image d'illustration.

Image d'illustration.

Keystone

Une quinquagénaire, qui a reconnu avoir tué mardi à coups de statuette son mari à leur domicile d'Evry, a expliqué avoir agi par exaspération «face à son comportement de toute puissance», a indiqué mercredi le procureur de la République d'Evry.

L'épouse, toujours entendue par la police, a expliqué son geste en raison des «querelles incessantes» qui émaillaient leur vie de couple, entamée il y a 14 ans, a dit Eric Lallement lors d'un point presse. «Ils se séparaient régulièrement, elle avait envisagé de divorcer», a-t-il ajouté.

Elle reprochait également à son mari «son comportement à l'égard de sa plus jeune fille à elle», qui vit sous leur toit. «Mais aucune plainte n'a été déposée» pour dénoncer ces faits, a précisé le procureur.

En garde à vue, cette femme cadre commercial a expliqué avoir «frappé violemment son époux à l'aide d'une statuette après avoir été à nouveau agacée par des propos qu'il aurait tenus», a détaillé M. Lallement.

Sacs jetés dans la Seine

La découverte du corps de la victime, âgée de 57 ans, avait été permise par le témoignage d'une passante qui avait repéré mardi matin «une femme en train de jeter des sacs dans la Seine, entre Ris et Draveil», selon une source policière.

«Elle a tenté de dissimuler son geste en jetant des affaires, dont la statuette, et en éparpillant beaucoup d'objets dans leur maison pour faire croire à un cambriolage» qui aurait mal tourné, a détaillé le procureur.

Après quelques recherches, les policiers avaient pu identifier le domicile de la suspecte et étaient tombés sur le cadavre de son mari, «allongé sur un canapé, un oreiller posé sur le visage, qui présentait des hématomes au niveau du front», a indiqué Eric Lallement.

L'épouse doit être présentée jeudi à un juge d'instruction en vue d'une mise en examen pour meurtre ou assassinat, «si on retient ou non la préméditation», a expliqué M. Lallement. Le parquet va requérir son placement en détention provisoire.

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!