Réfugiés de la guerre: Elle ne veut pas changer le statut S des Ukrainiens
Publié

Réfugiés de la guerreElle ne veut pas changer le statut S des Ukrainiens

L’UDC et certains à droite demandent que le statut S soit supprimé pour les Ukrainiens qui vivent à l’ouest du pays. Pas question pour Karin Keller-Sutter.

par
Eric Felley
Pour Karin Keller-Sutter, il est prématuré de restreindre l’accès au statut S en l’état actuel du conflit en Ukraine.

Pour Karin Keller-Sutter, il est prématuré de restreindre l’accès au statut S en l’état actuel du conflit en Ukraine.

DR

Depuis quelque temps, l’UDC et certains parlementaires à Berne demandent que la Confédération revoie le statut S octroyé aux réfugiés de la Guerre Ukraine. La principale raison serait que la situation a changé sur le terrain depuis que les troupes russes ont fait marche arrière et se sont concentrées dans l’Est et le sud.

«Le reste du pays demeure attaqué»

Vendredi dernier, Karin Keller-Sutter, lors d’une conférence de presse à Berne, a balayé cette proposition faite au Parlement par la conseillère nationale Martina Bircher: «Je ne comprends pas sur quelle analyse se base cette idée, a-t-elle déclaré, citée par «Le Temps». Tous les jours, en lisant le bulletin du Service de renseignement de la Confédération, je vois où tombent les bombes. Récemment la ville de Lviv, bien qu’à l’ouest de l’Ukraine, a été victime d’un bombardement. Même si la guerre est la plus extrême à Marioupol et dans le Donbass à l’est, le reste du pays reste attaqué.»

Pas question de se montrer plus restrictif

La cheffe du Département de justice et police a également précisé: «Tous les Ukrainiens peuvent voyager dans l’espace Schengen sans visa pendant 90 jours. Allons-nous les attraper au bout de ce laps de temps et les refouler?» Selon elle, il est «inconcevable» que la Suisse prenne à l’heure actuelle des mesures plus restrictives, notamment en rapport avec la politique de l’Union européenne.

Le droit de retourner pour voir…

Enfin, les réfugiés de la guerre en Ukrainiens doivent avoir le droit de retourner dans leur pays afin de se faire une idée de la situation et visiter leur famille: «Mais s’ils restent trop longtemps, le statut S leur sera retiré.» La durée de séjour autorisée serait au maximum de quinze jours, mais ce n’est pas encore fixé par la Confédération.

Votre opinion

159 commentaires