Shocking!: «Elle ne veut pas que le Prince Charles soit roi»

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Shocking!«Elle ne veut pas que le Prince Charles soit roi»

Un livre assure que le Prince Charles fait la déception de ses parents, qui craignent que la monarchie ne meure avec lui.

par
Trinidad Barleycorn
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Elizabeth ne portait pas sa couronne pour l'ouverture du Parlement, elle la gardait près d'elle. Pour la première fois, Charles remplaçait son père, qui avait pris sa retraite un mois auparavant.

Elizabeth ne portait pas sa couronne pour l'ouverture du Parlement, elle la gardait près d'elle. Pour la première fois, Charles remplaçait son père, qui avait pris sa retraite un mois auparavant.

Stefan Rousseau, AFP
Écoutant des bols chantants tibétains lors d'une visite dans un centre d'arts de Londres.

Écoutant des bols chantants tibétains lors d'une visite dans un centre d'arts de Londres.

Arthur Edwards, Reuters
Il s'unit à celle qu'il a toujours aimée, Camilla Parker-Bowles.

Il s'unit à celle qu'il a toujours aimée, Camilla Parker-Bowles.

ALASTAIR GRANT, AFP

Charles, 69 ans, sera-t-il un jour roi d'Angleterre? La question est sur toutes les lèvres en Grande-Bretagne depuis des décennies. Et source de toutes les plaisanteries. La longévité de sa mère, Elizabeth II, ne lui laissera, quoi qu'il arrive, que peu d'années pour marquer l'histoire. Et c'est justement, selon Tom Bower, journaliste d'investigation du Daily Mail qui a publié un livre sur le prince (voir ci-contre), la raison qui pousse la monarque à s'accrocher férocement au pouvoir. Et à la vie. Elle ne souhaiterait pas voir son fils aîné monter sur le trône. Shocking!

Convaincus que Charles ferait un mauvais roi, Elizabeth, 91 ans, et son époux, Philip, 96 ans, rallieraient donc, selon lui, l'opinion publique. Selon le dernier sondage réalisé pour The Sun en août 2017, 51% de leurs sujets souhaitaient que Charles cède sa place sur le trône à son fils William. «Lors d'un récent dîner entre amis à Mayfair, assure l'auteur dans un article paru hier dans le Daily Mail, Philip a plaisanté sur les raisons qui lui ont donné la force de vivre au-delà de 95 ans et la longévité de la reine. Il a expliqué, devant ses camarades hilares, que c'était pour tenir Charles éloigné du trône. Il a dit que la reine était en très bonne santé et pourrait bien vivre dix ans de plus. Ce qui impliquerait que Charles ne serait roi que peu d'années, lui laissant peu d'occasions de nuire à la monarchie.»

«Une femme diabolique»

Charles a dû toute sa vie subir les critiques de ses parents et les humiliations, explique le journaliste. Rappelant que son père l'avait dans un livre qualifié de «précieux, extravagant et dénué de la passion qui font les bons rois». Sur le plateau de «Good Morning Britain», Tom Bower a expliqué que, pour lui également, Charles n'avait pas la carrure d'un roi. Précisément à cause de ce père très dominant, qui a fait de lui «une personne pleine de conflits et de problèmes personnels».

Dans l'autobiographie autorisée du prince Charles, signée Jonathan Dimbleby en 1994, l'intéressé reprochait d'ailleurs à ses parents de lui avoir fait vivre une enfance affreuse. Tom Bower rapporte dans son ouvrage des paroles lâchées, selon un proche, à ce sujet par la reine dans un soupir: «Mon fils m'en veut parce que je lui ai appris l'alphabet.» À en croire l'auteur, Charles a souvent été rabaissé. Comme lorsque Elizabeth et Philip ont remis les permis de chasse sur leurs propriétés à ses deux frères cadets et à sa sœur Anne. Obligeant le futur roi, passionné de chasse à courre, à leur demander à chaque fois la permission.

Tom Bower raconte encore qu'éméchée, après quelques martinis, Elizabeth II avait qualifié Camilla Parker-Bowles, devant son fils, de «femme diabolique», dans les années 1990, quand Charles trompait Diana avec elle. C'est d'ailleurs l'amour contrarié de Charles pour celle qui allait devenir en 2005 son épouse qui a été à l'origine des conflits. Ainsi que son mode de vie: Elizabeth juge que son aîné est trop dépensier.

Et ce ne sont pas les caprices de Charles, listés par Tom Bower, qui viendront la contredire: lors de ses séjours hors de son domicile, il exigerait de se faire livrer sur place son lit ortho­pé­dique, du mobilier, une lunette de toilette, son papier hygiénique ainsi que ses marques de whisky et d'eau préférées. Dans son ouvrage, Tom Bower dresse le portrait à charge d'un prince pourri gâté, incapable de faire l'unanimité. S'il n'a pas parlé à l'intéressé pour son ouvrage, Tom Bower s'est défendu d'avoir uniquement colporté des rumeurs, comme cela lui a été reproché. Il dit avoir recueilli et vérifié les témoignages de 120 personnes proches de Buckingham. Les Windsor n'ont pas encore réagi à ses allégations, sans doute trop occupés par la santé du duc Philip, que l'on disait souffrant hier.

Kylie Minogue pour ses 92 ans

Mais ce qui ressort des propos de l'auteur, c'est que la principale peur d'Elizabeth réside dans la volonté de changement affichée par Charles. Lui qui s'intéresse aux questions qu'elle juge polémiques, comme l'environnement. Lui qui estime encore que la cérémonie de «Trooping the Colour», pour l'anniversaire officiel de la reine en juin, est trop onéreuse (cette année, Sting, Kylie Minogue ou encore Tom Jones chanteront déjà pour l'anniversaire réel de la reine le 21 avril). Charles encore qui juge que l'inspection de la garde par le souverain est un devoir obsolète. Pour sa mère, au contraire, toutes ces tâches, inculquées par son père George VI, servent au maintien du prestige de la fonction. Elle craint que le vent de modernité que son fils, unique roi divorcé, pourrait faire souffler sur le royaume n'en sonne le glas.

Un rebelle

Sorti jeudi, le livre du journaliste d'investigation du Daily Mail Tom Bower, 71 ans, fait déjà grand bruit. Il y dresse un portrait à charge de l'héritier qui, selon lui, coulera la monarchie anglaise. L'auteur assure avoir recueilli les témoignages de 120 proches et employés de Charles pour rédiger cette biographie.

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