03.03.2018 à 17:51

VaudElle retire sa plainte, il se retrouve seul en justice

Suite du conflit opposant deux ex-amants anciennement employés par la princesse Napoléon Bonaparte.

von
Benjamin Pillard
Luc Girod à son arrivée au Tribunal de Nyon (VD), aux côtés de Me Pierre Blanc, de l’étude Véronique Fontana.

Luc Girod à son arrivée au Tribunal de Nyon (VD), aux côtés de Me Pierre Blanc, de l’étude Véronique Fontana.

Jean-Guy Python

«J’étais homme à tout faire au domaine, principalement jardinier.» Ex-frontalier établi sur la Côte vaudoise, Luc Girod (49 ans) se serait bien passé de devoir se justifier devant une juge du Tribunal de Nyon, en lien avec des infractions présumées – mineures – aux lois sur la chasse et la protection de la nature.

Des délits que ce mécanicien agricole et chasseur amateur aurait commis lors de ses huit années passées à Prangins, pour le compte d’un employeur pas comme les autres: Alix de Foresta, aujourd’hui âgée de 91 ans, qui avait formellement le titre de princesse Napoléon Bonaparte jusqu’au décès de son mari, le prince Louis (arrière-petit-neveu de l’empereur), en 1997.

Dans notre édition de jeudi, Luc Girod relatait les motifs qui avaient décidé l’aristocrate à le congédier avec effet immédiat, en mai 2015, suite aux propos diffamatoires tenus à son encontre par l’une des femmes de ménage de ce vaste domaine, Sabine* (également quadragénaire, originaire du Jura français). Une employée que l’homme à tout faire de la princesse avait fait engager quelques années plus tôt. La soubrette était devenue la nouvelle compagne du chasseur aux yeux bleus. À leur rupture après deux ans de relation, c’était au tour de Sabine de convaincre l’octogénaire d’engager un homme de confiance: son nouvel amant, très intéressé à s’approprier le job de rêve de Luc Girod, logé à l’année dans la «villa du jardinier»…

L’ex-amante avait alors laissé entendre à la princesse que son valet préféré était sous enquête pour des viols commis plusieurs années auparavant sur deux femmes des environs, dont une ancienne employée. Sauf qu’aucune plainte n’avait été déposée. L’une des victimes présumées le fera dans la foulée. «Elle a admis l’avoir fait parce que le compagnon de mon ex faisait pression pour avoir mon poste», rapporte Luc Girod. Si bien que la procédure est sur le point d’être classée.

Hier, Sabine a échappé in extremis à une comparution pour diffamation, étant parvenue à convaincre son ex de retirer sa plainte, à condition qu’elle en fasse autant. Car, suite à son licenciement, le mécanicien avait adressé un courrier à la princesse dans lequel il dénigrait à son tour la femme de ménage. La juge rendra ultérieurement son verdict portant sur les délits en lien avec la chasse et la nature, dénoncés par la redoutable amante.

*Prénom d'emprunt

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