France: Elle s'affiche complètement nue au sanctuaire de Lourdes
Actualisé

FranceElle s'affiche complètement nue au sanctuaire de Lourdes

Une performeuse s'est dénudée devant l'entrée de la grotte de Lourdes, et des pèlerins médusés. Elle devra comparaître en mai pour exhibitionnisme.

La performance de Déborah de Robertis a suscité des réactions virulentes, tant parmi les pèlerins présents sur place que sur les réseaux sociaux.

La performance de Déborah de Robertis a suscité des réactions virulentes, tant parmi les pèlerins présents sur place que sur les réseaux sociaux.

Twitter

L'artiste franco-luxembourgeoise Déborah de Robertis devra comparaître devant la justice pour exhibition sexuelle, après s'être exposée nue à l'entrée de la grotte de Lourdes, dans le sud-ouest de la France. «Les policiers ont été appelés par des personnes sur place, ils l'ont interpellée et placée quelques heures en garde à vue», a indiqué à l'AFP le procureur de Tarbes, Pierre Aurignac, précisant que la jeune femme avait invoqué la portée artistique de son geste.

Selon le site de l'hebdomadaire français Journal du dimanche, qui a révélé l'affaire, l'artiste féministe s'était dénudée dans le sanctuaire et s'était placée, les mains jointes et la tête couverte d'un voile bleu, devant la grotte. Des personnes sont intervenues pour cacher sa nudité et ont appelé la police. a été renvoyée à l'audience correctionnelle du 19 mai prochain pour être jugée pour exhibition sexuelle, a précisé M. Aurignac.

Dans un communiqué, le Sanctuaire de Lourdes a annoncé qu'il avait porté plainte contre la performeuse de 34 ans. «Nous condamnons cet acte d'exhibitionnisme qui a choqué les fidèles présents à la grotte à ce moment-là», a écrit le Sanctuaire, évoquant un «acte prémédité, lié à une démarche prétendument artistique».

«Nous déplorons un tel mépris de la conscience religieuse et de la liberté de culte», a poursuivi le Sanctuaire, en demandant «le respect du caractère sacré de nos lieux de culte conformément au principe de la liberté religieuse». Il a en outre exprimé tous ses «regrets aux pèlerins présents et en particulier aux familles accompagnant des enfants».

Déborah de Robertis n'en est pas à son coup d'essai. En octobre 2017, la jeune femme avait déjà été convoquée devant le tribunal, à Paris pour exhibition sexuelle après une performance similaire au musée du Louvre à proximité de la Joconde.

La juridiction parisienne l'avait relaxée, retenant les arguments de la défense, qui affirmait qu'elle accomplissait un «acte militant et artistique» et que l'on n'y retrouvait «pas d'élément intentionnel» de commettre une exhibition sexuelle. Cette performance consistait à «interroger la place des femmes dans l'histoire de l'art», avait-elle alors expliqué. En revanche, l'artiste avait été condamnée à effectuer 35 heures de travail d'intérêt général pour avoir mordu au bras un gardien.

(AFP)

Votre opinion