Combat de reines en Valais - Elle se fait traiter de «sale négresse», son mari bastonné
Publié

Combat de reines en ValaisElle se fait traiter de «sale négresse», son mari bastonné

La famille de Martigny était venue assister samedi à des combats de reines au Châble. La fête a viré aux insultes racistes.

par
Evelyne Emeri
1 / 6
Cédric Nicolet, l’époux de Tamara, n’a pas pu accepter les injures proférées à l’encontre de sa femme qui est métisse. Il a reçu plusieurs coups de bâton. À la tête, aux bras et dans le dos.

Cédric Nicolet, l’époux de Tamara, n’a pas pu accepter les injures proférées à l’encontre de sa femme qui est métisse. Il a reçu plusieurs coups de bâton. À la tête, aux bras et dans le dos.

Facebook
Cédric Nicolet, l’époux de Tamara, n’a pas pu accepter les injures proférées à l’encontre de sa femme qui est métisse. Il a reçu plusieurs coups de bâton. À la tête, aux bras et dans le dos.

Cédric Nicolet, l’époux de Tamara, n’a pas pu accepter les injures proférées à l’encontre de sa femme qui est métisse. Il a reçu plusieurs coups de bâton. À la tête, aux bras et dans le dos.

Facebook
Cédric Nicolet, l’époux de Tamara, n’a pas pu accepter les injures proférées à l’encontre de sa femme qui est métisse. Il a reçu plusieurs coups de bâton. À la tête, aux bras et dans le dos.

Cédric Nicolet, l’époux de Tamara, n’a pas pu accepter les injures proférées à l’encontre de sa femme qui est métisse. Il a reçu plusieurs coups de bâton. À la tête, aux bras et dans le dos.

Facebook

Il a voulu la défendre. Parce qu’à deux reprises Tamara, son épouse métisse, s’est fait injurier. «Ferme ta gueule, sale négresse» ou encore «Hé, la sale nègre, viens chercher ton mec». Le pourquoi de ces insultes racistes à son endroit? La police cantonale valaisanne le dira au terme de l’enquête qui a été ouverte samedi après les plaintes déposées par la mère de famille et son mari Cédric Nicolet. Avec sa fille de 11 ans et son fils de 3 ans et demi, le couple participait au Châble (VS) à une fête où raclettes et combats de reines se côtoyaient. Avant que tout dérape.

Sur le point de partir

«Nous étions sur une butte où se trouvaient toutes les vaches. Nous avions encore envie de faire quelques photos avant de partir. C’était la fin de la journée, raconte Tamara, 36 ans, née d’une mère valaisanne et d’un père congolais, Il y avait quelques bêtes plus bas vers une rivière. L’une d’elles a glissé, elle était attachée. Des éleveurs ont interpellé son propriétaire pour qu’il aille couper la corde.»

«Il n’a pas dit un mot»

«Nous, on était juste là, on n’y connaît rien. Mon mari n’a pas dit un mot. Et on a entendu les premières insultes de la part du propriétaire de la vache en difficulté. Mon époux n’a pas supporté, il ne supporte pas le racisme, ajoute la trentenaire. Je lui ai dit de ne pas y aller, je suis tellement habituée. Il a voulu descendre pour s’expliquer. Ils ont tout de suite été plusieurs à venir sur lui. Et là, c’est une femme qui m’a insultée et traitée de sale nègre.»

«Il a encaissé»

Bien décidé à obtenir des excuses, Cédric Nicolet ne recevra pour toute réponse que des coups de bâton de vacher. Sur le dos, sur les bras et sur le front. À la corpulence robuste, le Martignerain de 1 m 90 n’a répliqué à aucun moment. «Il a encaissé devant nos enfants, il y a des témoins y compris des personnes issues de la sécurité qui peuvent confirmer», confie encore la mère de famille. Souffrant de contusions et d’hématomes, le technicien en radiologie médicale de 49 ans est à l’arrêt.

Leur histoire, les époux l’ont dénoncée sur Facebook le soir même. Ils viennent de retirer leur post ce lundi midi «pour ne pas empiéter sur les services de police», éviter que «les choses ne dégénèrent» et parce qu’ils «ne peuvent plus gérer les événements».

Votre opinion