FRANCE: Elle transforme la truie qu'on lui confie en rillettes
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FRANCEElle transforme la truie qu'on lui confie en rillettes

La femme qui avait signé un contrat pour prendre soin de l'animal l'a tué «parce qu'il devenait trop gros». L'affaire a fini au tribunal.

par
Michel Pralong
Sauvée une première fois de la boucherie, Babe a tout de même fini en charcuterie. Photo d'illustration.

Sauvée une première fois de la boucherie, Babe a tout de même fini en charcuterie. Photo d'illustration.

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Le Paradis de la dernière chance, à Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan (F) sauve les équidés de l'abattoir. Mais c'est une petite truie de deux mois que la responsable de l'association avait empêché de finir en saucisses il y a quelques années. Elle l'a appelé «Babe», comme le cochon du film qui, lui aussi, échappe à la boucherie. Elle l'a gardé deux ans puis, en raison d'un manque de place suite à un déménagement, elle a dû trouver une autre solution pour sa truie.

Elle a alors conclu un accord d'adoption avec une famille d'accueil, raconte Le Télégramme. Aucun mal ne devait être fait à «Babe». Sauf que, quelques temps plus tard, lorsqu'elle demande à la voir, impossible. Malgré une pétition qui recueillera plus de 200 signatures, la nouvelle propriétaire du cochon refuse de lui donner de ses nouvelles. Et pour cause: il a été transformé en rillettes.

Abattue à coup de fusil

C'est ce qu'ont découvert en décembre 2016 les gendarmes en intervenant chez cette marchande ambulante. 110 kilos de conserves de viande trônaient sur un buffet. Elle leur a alors expliqué que, l'animal étant devenu trop grand pour le nourrir et s'étant échappé plusieurs fois de son enclos, elle l'avait confié à son ex-mari. Celui-ci aurait fait appel à un boucher qui l'a abattu d'un coup de fusil avant d'en faire de la charcuterie. L'ex-mari a donné une autre version, expliquant que la marchande avait toujours eu l'intention de manger le cochon et qu'il ignorait qu'il y avait un contrat d'adoption.

L'affaire a été jugée jeudi au tribunal de Vannes, la femme étant poursuivie pour abus de confiance et complicité d'abattage dans des conditions illicites. Le vice-procureur a rappelé que le contrat excluait toute maltraitance et, d'autant plus, tout mise à mort. La commerçante, qui avait déjà été condamnée pour avoir transformé et vendu des aliments de manière illicite, ne s'est pas présentée au procès. Elle a écopé de trois mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende.

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