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FRANCEElle tue sa mère en tentant de se suicider: 9 ans de prison

Une Française a été condamnée à 9 ans de prison pour avoir tué sa mère octogénaire en faisant exploser sa maison, alors qu'elle tentait de se suicider au gaz.

Photo d’illustration - L'accusée était dépressive chronique depuis des années.

Photo d’illustration - L'accusée était dépressive chronique depuis des années.

AFP

Une femme de 56 ans a été condamnée mardi à 9 ans de prison par la cour d'assises de la Moselle pour avoir tué sa mère octogénaire en ayant fait exploser sa maison, alors qu'elle tentait de se suicider au gaz. Accusée de «destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux ayant entraîné la mort», elle risquait la prison à perpétuité.

Cependant la cour a reconnu que l'accusée, dépressive chronique depuis des années, était atteinte d'un «trouble psychique ou neuro-psychique» qui avait altéré son discernement au moment des faits, survenus en mars 2012 à Merten (Moselle).

Sa condamnation après deux jours d'audience, conforme aux réquisitions du ministère public, a été assortie d'une obligation de soins durant la détention et d'un suivi socio-judiciaire par la suite.

«Une tragédie familiale»

«C'est une tragédie familiale», a déclaré à l'AFP son avocate, Me Charlotte Cordebar. Selon elle, sa cliente «s'en veut terriblement d'avoir fait ça et aurait aimé mourir» à la place de sa mère. «Elle pensait partir tranquillement en s'endormant en ouvrant les bouteilles de gaz, elle ne pensait pas que cela allait faire tout exploser», a-t-elle ajouté.

«On va pouvoir s'orienter vers un aménagement de peine d'ici 8 mois-1 an, du type semi-liberté probatoire, libération conditionnelle» a encore estimé l'avocate, rappelant que sa cliente a déjà purgé deux ans et demi de prison dans l'attente de son procès.

Me Hervé Saumier, l'avocat de la sœur de l'accusée, qui a assisté aux débats en tant que partie civile, a aussi estimé que la peine était «équilibrée» au vu des circonstances particulières de l'affaire. «Personne ne contestait le trouble du discernement de l'accusée» a-t-il précisé.

(AFP)

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