Votations AVS 21: Elles publient une «lettre ouverte à nos compagnons»

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Votations AVS 21Elles publient une «lettre ouverte à nos compagnons»

Mobilisées par la Grève féministe, une soixantaine de femmes ont signé et lancé un appel aux hommes, qui soutiennent à plus de 70% l’augmentation de l’âge de la retraite.

par
Eric Felley
Selon deux sondages Tamedia/20 minutes, il y a un gros clivage entre hommes et femmes sur la réforme de l’AVS soumise au vote le 25 septembre prochain.

Selon deux sondages Tamedia/20 minutes, il y a un gros clivage entre hommes et femmes sur la réforme de l’AVS soumise au vote le 25 septembre prochain.

Getty Images/Westend61

«Chers compagnons, pères, beaux-pères et grands-pères, chers fils, frères, cousins, oncles, chers collègues, amis, voisins, chers hommes…» C’est ainsi que débute une «lettre ouverte à nos compagnons» diffusée par le mouvement Grève féministe et signée par 58 personnalités de tout horizon: comédiennes, politiciennes, infirmières, secrétaires, musiciennes, vigneronnes, professeures, sociologues ou syndicalistes.

«Ne pas avaler la pilule amère»

Les sondages l’ont montré par deux fois, 70% des hommes soutiennent la réforme de l’AVS et l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes d’une année. Chez les femmes, c’est quasi l’inverse, le refus se monte à 63%. «Il semblerait, dit la lettre, que nombreux sont les hommes à vouloir glisser un oui à AVS 21 le 25 septembre prochain, alors que nous, les femmes, sommes majoritaires à ne pas avaler la pilule amère d’AVS 21. Nous vous demandons pourquoi? (…) Nous ne voyons pas quel serait votre intérêt à voter oui à cette réforme particulièrement inéquitable envers les femmes et les plus précaires».

«À ma place…»

La lettre est signée notamment par Anne Bisang, directrice du Théâtre populaire romand, Carole Furrer, présidente du Syndicat chrétien du Valais, Estelle Revaz, violoncelliste, Léonore Porchet, conseillère nationale, Sophie Michaud Gigon, conseillère nationale et secrétaire générale de la FRC ou encore Élisabeth Baume-Schneider, vice-présidente du PS Suisse et conseillère aux États. «Cher compagnon, conclut la lettre, à ma place, tu n’accepterais pas non plus de travailler plus longtemps avec des salaires indignes de tes compétences».

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