Littérature  - Emmanuel Carrère, lauréat du plus prestigieux prix espagnol 
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Littérature Emmanuel Carrère, lauréat du plus prestigieux prix espagnol

L’écrivain français s’est vu décerner le prix Princesse des Asturies, l’une des récompenses les plus importantes dans le monde hispanophone.

«Yoga» est le dernier roman de l’écrivain français Emmanuel Carrère. 

«Yoga» est le dernier roman de l’écrivain français Emmanuel Carrère.

AFP

L’écrivain français Emmanuel Carrère s’est vu décerner mercredi le prestigieux prix espagnol Princesse des Asturies de Littérature, l’une des récompenses les plus importantes dans le monde hispanophone. Auteur entre autres de «L’Adversaire», «Un roman russe» ou dernièrement de «Yoga», Emmanuel Carrère a été récompensé par le jury pour «une œuvre très personnelle générant un nouvel espace d’expression qui efface les frontières entre réalité et fiction».

Selon le jury présidé par Santiago Muñoz Machado, le directeur de l’Académie espagnole royale, Emmanuel Carrère dresse un «portrait incisif de la société actuelle» et a «exercé une influence notable sur la littérature de notre époque». Emmanuel Carrère, 63 ans, est l’une des vedettes de la littérature française aujourd’hui, avec de nombreux succès en librairies, se classant régulièrement en tête des ventes de romans.

De nombreuses distinctions

Scénariste, journaliste, comédien, biographe, romancier, cinéaste, documentariste, Emmanuel Carrère a reçu de nombreuses distinctions dans sa carrière, dont le Prix Renaudot en 2011 pour «Limonov». Il a construit en près de quarante ans une œuvre romanesque bâtie sur l’exploration de soi, y compris quand il raconte la vie des autres, du meurtrier Jean-Claude Romand dans «L’Adversaire» à l’écrivain russe Edouard Limonov dans «Limonov».

Son œuvre est également marquée par trois tropismes: la Russie avec notamment ses romans «russes»: «Un roman russe» (2007), «Limonov» (2009), «Voyage à Kotelnitch» (2003); le fantastique avec des romans comme «Je suis vivant et vous êtes morts» (1993) et enfin le fait divers et le fait social dans des livres comme «La Classe de neige» (1995), porté à l’écran par Claude Miller, ou «L’Adversaire» (2000), dont le protagoniste, Jean-Claude Romand, a donné son nom à l’un des plus célèbres faits divers de la France de la fin du XXe siècle.

Derrière la caméra

Adapté à de nombreuses reprises, il a également pris en main la caméra pour se faire documentariste («Retour à Kotelnitch», 2003) et cinéaste («La Moustache», 2005) et a participé à l’écriture de fictions télévisées, notamment pour la série «Les Revenants» (2012).

Il doit faire l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, une section parallèle au Festival de Cannes en juillet avec son film «Le Quai de Ouistreham», adaptation éponyme du récit de la journaliste Florence Aubenas, mettant en scène l’actrice Juliette Binoche.

(AFP)

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