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Produits laitiersEmmi accuse un léger repli de son bénéfice net en 2013

Le groupe laitier lucernois, numéro un du secteur en Suisse, a dégagé un résultat net de 104,6 millions de francs, contre 106,2 millions un an plus tôt.

Le siège principal de Emmi se trouve à Lucerne.

Le siège principal de Emmi se trouve à Lucerne.

ARCHIVES, Keystone

Malgré des ventes en hausse, Emmi a vu son bénéfice net se contracter légèrement l'an passé.

Le recul reflète toutefois des éléments exceptionnels, à savoir la cession d'un immeuble commercial à Langenthal (BE) et de l'activité logistique pour les produits surgelés à Kriens (LU), a expliqué le groupe sis à Lucerne. Ces ventes sont venues augmenter le bénéfice net de 7 millions de francs.

En 2012, les cessions, notamment celle de la centrale à beurre de Lucerne, avaient contribué à hauteur de 15,9 millions de francs au bénéfice net. Dès lors, le résultat net hors exceptionnels 2013 est ressorti en hausse de 8,1% à 97,6 millions de francs.

L'excédent d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a pour sa part légèrement progressé à 168,5 millions de francs, contre 165,7 millions un an plus tôt. Corrigé des éléments non récurrents, il a crû de 9,4% à 160 millions de francs. La marge EBIT correspondante est demeurée stable à 4,9%.

Expansion à l'étranger

Déjà dévoilé en février, le chiffre d'affaires a de son côté franchi la barre des 3 milliards de francs, à la faveur d'un bond de 10,6% à 3,3 milliards de francs. A l'image de 2012, la performance reflète les acquisitions opérées essentiellement à l'étranger, complétées par la reprise de la fromagerie thurgovienne Studer. La croissance organique a, elle, atteint 1,6%.

Dans le cadre de sa stratégie d'expansion internationale, le groupe de Suisse centrale a notamment étoffé ses parts dans les sociétés espagnole Kaiku et française Diprola. Emmi s'est aussi emparé du néerlandais AHV Dairy Trade et du fabricant de desserts italien Rachelli.

La performance s'est révélée supérieure aux attentes des analystes, lesquels, interrogés par l'agence AWP, tablaient en moyenne sur un EBIT de 155,9 millions de francs et un bénéfice net de 97,4 millions. Des résultats que les investisseurs ont salués, le titre Emmi s'envolant vers 10h15 à la Bourse suisse de 3,12% à 314,25 francs, dans un marché élargi Swiss Performance Index (SPI) en hausse de 0,66%.

En Suisse, marché qui a contribué l'an passé à 56% du total des ventes (62% en 2012), le chiffre d'affaires s'est accru de 1,1% à 1,86 milliard de francs. La croissance organique s'est inscrite à 1,4%. L'acquisition de Studer n'a pas permis de compenser la vente des parts dans Nutrifrais.

Optimisme de mise

Tous les groupes de produits ont contribué à la croissance, la palme revenant aux fromages avec des ventes en progrès de 2,3% en Suisse. A l'étranger, le chiffre d'affaires a bondi de 26% à 1,43 milliard de francs. A elles seules, les acquisitions y ont contribué à hauteur de 23%. Sans tenir compte de ces dernières et des effets de change, la progression s'est fixée à 2%.

Côté charges, les coûts liés à l'exploitation ont augmenté de 5,4% à 819 millions de francs. Les frais de personnel ont pour leur part crû de 6,2% à 398 millions. Cette dernière hausse reflète les acquisitions, lesquelles ont porté l'effectif du groupe à 5217 collaborateurs, contre 5074 un an auparavant.

Evoquant l'exercice en cours, Emmi table sur une stabilité des prix durant le premier semestre, même si des hausses ponctuelles sont attendues pour certaines matières premières. Le groupe escompte accroître cette année son chiffre d'affaires entre 3 et 4% pour une marge équivalente à celle de 2013.

Le résultat d'exploitation devrait évoluer dans une fourchette entre 155 et 170 millions de francs. Emmi entend poursuivre sa stratégie visant à renforcer sa position en Suisse et continuer de croître à l'étranger. Si les acquisitions doivent jouer encore un rôle certain, le groupe veut se focaliser sur la croissance interne.

(ats)

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