Neuchâtel: Emmurée vivante, la chatte Iris doit sa vie à un chien
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NeuchâtelEmmurée vivante, la chatte Iris doit sa vie à un chien

Après avoir déjà été sauvé de la noyade lors de la crue de juin dernier, l'animal a une nouvelle fois échappé à la mort, à Dombresson (NE).

par
lematin.ch

Le 21 juin dernier, au coeur d'une crue dévastatrice et meurtrière pour une automobiliste, Iris la chatte a été sauvée in extremis de la noyade, à Dombresson (NE): «Un demi-mètre d'eau recouvrait le jardin: c'est par miracle en m'occupant d'un store que j'ai pu, en l'attrapant, sauver le chat d'une noyade certaine», rapporte Caryl Petermann.

Six mois sont passés depuis. Dans l'immeuble où l'animal vit, après le passage d'un expert et d'un assureur, des travaux ont été entrepris le 29 novembre dernier pour réparer la dalle d'un garage qui s'était affaissée en son milieu.

Le problème, comme l'a relaté «Arcinfo», c'est que le chat noir de Carine Cachelin et Caryl Petermann s'est réfugié dans un boxe dépourvu de porte. Il s'est tapi sans se faire remarquer lorsque les ouvriers ont coulé une chape de béton. «Si on nous avait informés, on aurait planqué notre chat le temps des travaux», précisent les propriétaires d'Iris.

Intervention au marteau-piqueur

C'est là qu'intervient Laïko (2 ans), un berger de Shetland promené le lendemain de la disparition du chat par Lyne Sartori, une jeune voisine vivant à côté. Alors que le chien devait se faire brosser en rentrant de balade, il s'est alors spontanément dirigé vers le garage en reniflant et en aboyant.

Piégée sous la dalle bétonnée du garage, Iris s'est manifestée en miaulant. Le chien Laïko l'a entendue, et sa maîtresse aussi. «Le son est passé par un mince espace où l'air passait aussi», rapportent Carine et Caryl. Un ami policier a été alerté, lequel est intervenu au marteau-piqueur.

(Image: DR)

(Image: DR)

«On ne savait pas si Iris avait les pattes cimentées», rapportent les propriétaires de la petite rescapée. Deux heures de perçage ont permis de libérer la chatte emmurée durant 24 heures, couchée sur le flanc dans une flaque.

Avec une température corporelle tombée à 28 degrés, Iris a été transportée chez le vétérinaire dans une couverture chauffée par une bouillotte. Chatte sauvage et craintive de naissance, avec des frères et soeurs croqués par un renard aux Ponts-de-Martel (NE), Iris a renforcé sa méfiance. «C'est elle qui vient chercher les câlins», concluent Carine Cachelin et Caryl Petermann.

(Image: LM)

(Image: LM)

Vincent Donzé

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