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FranceEmplois fictifs: enquête sur des eurodéputés

Une vingtaine d'élus de tous bords sont visés par cette enquête ouverte par le parquet de Paris.

Brice Hortefeux est notamment concerné par l'enquête sur des emplois fictifs.

Brice Hortefeux est notamment concerné par l'enquête sur des emplois fictifs.

Keystone

Les députés européens de droite Brice Hortefeux et Jérôme Lavrilleux font partie des parlementaires français concernés par l'enquête ouverte sur d'éventuels emplois fictifs d'assistants au Parlement européen, a affirmé mardi une source proche du dossier. Ils ont été dénoncés par une eurodéputée du Front national (FN).

Une vingtaine d'élus de tous bords, dont la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, sont visés par cette enquête ouverte par le parquet de Paris le 22 mars à la suite du signalement d'une eurodéputée FN. Celle-ci a dénoncé des emplois fictifs parmi des collaborateurs de députés européens d'autres partis.

Le Pen convoquée

Cette contre-attaque du FN était intervenue, alors que le parti d'extrême droite et sa présidente Marine Le Pen sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs d'assistants au Parlement de Strasbourg.

Marine Le Pen a été convoquée par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen. Elle a invoqué son immunité parlementaire pour refuser de répondre à la justice avant la fin des campagnes présidentielle et législative.

Une ministre concernée

Parmi les élus signalés à la justice par le FN, se trouvent des représentants de presque toutes les formations, notamment du PS, d'EELV, de LR et de l'UDI, selon une source proche du dossier. Le Parisien a révélé lundi soir que la ministre Marielle de Sarnez était concernée par l'enquête.

L'élue du MoDem, proche du ministre de la Justice François Bayrou, a immédiatement démenti dans un communiqué toute irrégularité dans l'emploi d'une assistante payée par le Parlement européen. Mardi, Marielle de Sarnez a porté plainte pour «dénonciation calomnieuse» contre Sophie Montel, l'eurodéputée du FN à l'origine de ces accusations. Comme dans l'enquête qui vise déjà des eurodéputés FN, il y a un long travail d'analyse à effectuer. Les auditions n'ont pas encore débuté, a ajouté la source proche du dossier.

(ats)

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