Football: Émue et reconnaissante, la Suisse du football a pris congé de Köbi Kuhn
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FootballÉmue et reconnaissante, la Suisse du football a pris congé de Köbi Kuhn

Une cérémonie d'adieux s'est tenue vendredi à Zurich pour rendre un ultime hommage à l'ex-sélectionneur helvétique.

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Sport-Center
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La cérémonie de commémoration publique de la mort de Köbi Kuhn s'est déroulée vendredi à Zurich.

La cérémonie de commémoration publique de la mort de Köbi Kuhn s'est déroulée vendredi à Zurich.

Keystone
L'entraîneur du FC Zurich Ludovic Magnin et sa femme Chantal.

L'entraîneur du FC Zurich Ludovic Magnin et sa femme Chantal.

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Le sélectionneur de l'équipe de Suisse Vladimir Petkovic.

Le sélectionneur de l'équipe de Suisse Vladimir Petkovic.

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Le football suisse et le pays tout entier ont pris congé ce vendredi de Köbi Kuhn, l’ancien sélectionneur helvétique et joueur emblématique du FC Zurich, emporté le 26 novembre dernier par la maladie à l’âge de 76 ans. À Zurich, la cérémonie d’adieux s’est déroulée en début d’après-midi à l’église Grossmünster, dont les quelques 1000 places n’ont pas été suffisantes pour accueillir la foule qui se pressait afin de rendre un ultime hommage à Köbi Kuhn. Des haut-parleurs installés à l'extérieur ont permis aux personnes n'ayant pas trouvé place à l'intérieur de suivre la cérémonie.

Parmi les centaines d’anonymes, quelques visages connus comme ceux de Sepp Blatter, l’ancien président de la FIFA, et du Bâlois Karl Odermatt avec lequel KK composait avec encore Rolf Blättler le milieu de terrain helvétique au milieu des années 1960.

Des roses rouges et blanches de l'ASF

Également présente, une très forte délégation de l’Association Suisse de Football, avec notamment MM. Peter Gilliéron (ancien président), Vladimir Petkovic (coach) et Pierluigi Tami (team manager), une Fédération qui avait déposé une immense gerbe de roses rouges et blanches.

Parmi les six orateurs qui se sont succédé pour rendre hommage à la mémoire et à la personnalité de Kuhn, Ludovic Magnin, l’actuel entraîneur du FC Zurich, submergé par l'émotion, n’a pas toujours réussi à retenir ses larmes. «M. Kuhn est toujours resté fidèle à lui-même. Il était accessible à tous, c’était un homme du peuple. Son visage était toujours calme. Il n’aimait pas les longues sessions […]. Merci pour tout, M. Kuhn.» Ce vendredi, tous les joueurs du FC Zurich étaient réunis sur le parvis de l’église.

Tout aussi ému, Alexander Frei avait lui également tenu à rendre hommage à son ancien sélectionneur. «Pour M. Kuhn, l'accent était toujours mis sur les gens. Ce n'était pas un homme de grands mots, mais d'actes.» Et le meilleur buteur de la Nati (avec 42 buts inscrits entre 2001 et 2011) de conclure en regardant le portrait de Köbi: «Tu es venu comme une légende, tu étais une légende pour nous et tu es parti comme une légende.»

L'assistance a chanté l'hymne national

Parmi les nombreux politiciens qui avaient effectué le déplacement, on a noté la présence de Samuel Schmid, l’ancien conseiller fédéral, de Mario Fehr et de Filippo Leutenegger. Entre différentes prestations musicales, Christoph Sigrist a trouvé les mots pour apaiser la douleur des proches et de la foule des anonyme. «Cet après-midi, devait imager le pasteur, nous ne jouons pas au Letzigrund mais à Grossmünster. La mort a coulé le penalty, le gardien n’avait aucune chance. La mort est la mort. Le match d’adieux de Köbi Kuhn bat son plein.»

Après la bénédiction, la cérémonie s’est terminée sur l’hymne national, dont la première strophe a été reprise en chœur par toute l’assistance. Comme au moment de la communion qui, avant chaque coup d’envoi, unissait un homme, un entraîneur au peuple suisse.

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