Football: «En aucun cas, il y a eu des coups»
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Football«En aucun cas, il y a eu des coups»

Ecarté par Fabio Celestini au même titre que Kololli, Alexandre Pasche dément une supposée altercation physique avec son coach. A la Pontaise, les tensions sont vives après ce nouvel échec (1-1 contre GC).

par
Nicolas Jacquier
Suite à "des discussions franches" avec Fabio Celestini, Alexandre Pasche n'a pas été convoqué contre Grasshopper. Benjamin Kololli non plus...

Suite à "des discussions franches" avec Fabio Celestini, Alexandre Pasche n'a pas été convoqué contre Grasshopper. Benjamin Kololli non plus...

Keystone

Alors que la victoire lui tendait les bras, Lausanne n’a pas réussi à préserver sa victoire (1-1 contre GC) suite à un penalty qui devait provoquer la colère du président Alain Joseph. «C’est un scandale de plus, fulminait le boss du LS. Chaque fois que M. Jaccottet nous siffle, il y a un problème.» La saison dernière, l’homme en noir avait déjà fait des siennes à la Pontaise, notamment contre Lucerne le 30 octobre 2016, quand il avait accordé aux visiteurs un penalty inexistant transformé par Neuymar dans les arrêts de jeu (92e, 2-3).

Ce samedi, la première surprise était venue de l’absence de Pasche et Kololli sur la feuille de match. Officiellement, les deux joueurs n’ont simplement pas été convoqués - comme Delley, le gardien remplaçant Berchtold et Kabacalman d’ailleurs - mais d’autres versions circulent. L’une d’elles, véhiculée par une rumeur persistante, laisse entendre que les deux «écartés» s’en seraient pris physiquement à Fabio Celestini, qu’une altercation aurait éclaté la semaine dernière à l’entraînement. Une version démentie par Alexandre Pasche lui-même. «Il y a eu de bonnes et franches discussions, on s’est expliqué mais en aucun cas, il y a eu des coups, explique le milieu de terrain croisé dans les tribunes. Je démens catégoriquement une altercation.»

Si lui et Kololli n’ont pas trouvé grâce aux yeux de Fabio Celestini, c’est semble-t-il plutôt parce que celui-ci les «accuse» d’avoir outrepassé la loi du vestiaires, en trahissant ses codes. Comment Alain Joseph, qui s’est entretenu avec les intéressés avant le coup d’envoi, a-t-il vécu cette double mise à l’écart? «C’est une décision technique, qui relève du coach et non du président, répond-il. Dans ma tête, j’ai mes réflexions. Si elles avaient été appliquées, aurait-on eu pour autant de meilleurs résultats? Rien ne permet de l’assurer.»

Mais au moment où Lausanne devrait pouvoir s’appuyer sur un vestiaire uni, peut-il se permettre le luxe de laisser dans la bordure un joueur comme Kololli? La lanterne rouge vaudoise a deux semaines pour retrouver une cohésion qui ne soit pas de façade. En instaurant un vrai dialogue par exemple?

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