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JO 2016En aviron, Jeannine Gmelin termine 5e de la finale

La Zurichoise a été rapidement lâchée par ses adversaires. Mais sa belle prestation confirme qu'elle fait partie de l'élite du skiff.

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La joie de Nino Schurter avec sa médaille d'or autour du cou sur le podium (21 août 2016).

La joie de Nino Schurter avec sa médaille d'or autour du cou sur le podium (21 août 2016).

Keystone
Avec trois médailles d'or, deux d'argent et deux de bronze, l'objectif minimal a été dépassé pour la Suisse à Rio.

Avec trois médailles d'or, deux d'argent et deux de bronze, l'objectif minimal a été dépassé pour la Suisse à Rio.

Keystone
Après des médailles de bronze et d'argent en 2008 et 2012, Nino Schurter s'est enfin paré d'or en VTT (21 août 2016).

Après des médailles de bronze et d'argent en 2008 et 2012, Nino Schurter s'est enfin paré d'or en VTT (21 août 2016).

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Jeannine Gmelin n'a pas réussi à signer un exploit dans la finale du skiff des JO de Rio. Elle se satisfait cependant de la 5e place obtenue dans une course nettement dominée par l'Australienne Kimberley Brennan.

«Evidemment, cela aurait été magnifique de décrocher une médaille», a glissé la Zurichoise (26 ans), qui a le désavantage d'être bien plus petite que ses rivales (1m70, contre 1m80 ou plus pour ses adversaires du jour). «Mais ce sont mes premiers Jeux olympiques, et l'expérience que j'ai emmagasinée est précieuse. Une place de finaliste, c'est plus que ce dont je rêvais.»

La vice-championne d'Europe 2015 a tenu le choc pendant le premier quart de la course, pointant au 4e rang après 500 m à 15 centièmes de la 3e place occupée alors par la future médaillée d'argent américaine Genevra Stone. Mais elle était ensuite irrémédiablement lâchée, et se retrouvait déjà à plus de 2'' du podium aux 1000 m.

A plus de 5 secondes du bronze

Au final, Jeannine Gmelin a concédé 8''15 à la nouvelle championne olympique et 5''56 à la médaillée de bronze, la Chinoise Duan Jingli. «Les concurrentes qui m'ont devancée étaient tout simplement meilleures que moi», a-t-elle reconnu à l'issue d'une finale disputée dans des conditions difficiles, avec un vent de dos dans un premier temps, puis latéral sur la fin, mais pas problématiques.

Forfait pour Européens de Brandebourg en mai dernier en raison d'une infection virale, Jeannine Gmelin a donc confirmé qu'elle faisait partie de l'élite mondiale de la discipline. Elle avait terminé au même rang lors des championnats du monde 2015 sur le Lac d'Aiguebelette. Mais la 5e place obtenue sur le plan d'eau de Lagoa n'a pas la même valeur à ses yeux.

Ouverte à toutes les options

«J'étais cette fois-ci prête à en découdre, et parfaitement concentrée sur mon sujet», s'est félicitée Jeannine Gmelin. Aux Mondiaux 2015, elle avait en effet été incapable de se remobiliser avant la finale, alors que son objectif (la qualification pour les JO 2016) était déjà atteint.

Jeannine Gmelin va poursuivre sa carrière, mais attend de connaître les objectifs de la Fédération suisse avant de décider dans quelle embarcation ce sera. «J'aime ramer en solo. Mais je suis ouverte à toutes les options», a souligné la Zurichoise, qui va profiter de l'ambiance olympique pendant quelques jours encore avant de rentrer en Suisse

(ats)

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