Royaume-Uni: En cas de Brexit, l'argent devrait affluer en Suisse
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Royaume-UniEn cas de Brexit, l'argent devrait affluer en Suisse

Selon les banquiers suisses, un Brexit pourrait entraîner un «afflux de nouveaux fonds à gérer» sur notre territoire.

L'Association des banques privées suisses (ABPS) et l'Association des banques suisses de gestion se sont réunies pour un séminaire le 10 juin 2016.

L'Association des banques privées suisses (ABPS) et l'Association des banques suisses de gestion se sont réunies pour un séminaire le 10 juin 2016.

Une victoire du Brexit le 23 juin prochain devrait se traduire à un afflux de fonds à gérer en Suisse, selon les banquiers privés suisses.

Au cours d'un séminaire à Genève, organisé par l'Association des banques privées suisses (ABPS) et l'Association des banques suisses de gestion, M. Grégoire Bordier, associé de la banque Bordier et vice-président de l'ABPS, a estimé qu'en cas de «oui» au référendum sur une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, il y aurait un climat «d'incertitude» en Europe, ce qui devrait se traduire par un «afflux de nouveaux fonds à gérer» en Suisse.

Interrogé sur la manière dont se préparent les banques à cet événement, il a répondu qu'il était «très difficile de se préparer à des événements incertains».

De son côté, Jacques de Watteville, négociateur en chef de la Suisse pour l'Union européenne, a estimé que la Confédération avait «tout intérêt à ce que l'Europe aille bien». Cela étant, a-t-il ajouté, «la terre continuera à tourner le 24 juin», le lendemain du vote britannique, même en cas de victoire du Brexit.

Cas d'école

Actuellement, les négociations entre la Suisse et l'UE sont suspendues à la demande de Bruxelles jusqu'après le referendum du 23 juin, car l'UE craint qu'elles n'influent sur le vote du Brexit.

Pour sa part, le parlementaire Christian Lüscher libéral, invité à ce séminaire, a indiqué que la tâche du gouvernement suisse était de «tout faire pour que le pays reste un hâvre de paix et de prospérité», dans un contexte d'Europe troublée par un éventuel Brexit.

Selon Otmar Issing, ancien économiste en chef de la Banque centrale européenne et invité à ce séminaire, si le Brexit «gagne, ce serait la première fois que l'intégration européenne recule».

«Ce serait le premier pas en arrière» qui pourrait entraîner d'autres pays sur cette voie, a-t-il ajouté, en précisant qu'il n'était pas très optimiste quant à l'issue du scrutin.

Selon lui, les électeurs dans le monde ont «perdu confiance dans leurs leaders», ce qui pourrait conduire à court terme à un G7 avec «Donald Trump, Beppe Grillo, et Boris Johnson» assis à une même table.

«Les gens ordinaires au Royaume-Uni ne comprennent pas quand ils entendent que le Brexit» est applaudi ou rejeté par la moitié de la population et ils «votent en conséquence pour Nigel Farage et Boris Johnson», partisans du Brexit, a-t-il conclu.

(AFP)

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