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Too Big To FailEn cas de crise, l'Etat devra aider UBS et Credit Suisse

Le problème que posent les banques dites trop grandes pour faire faillite n’est toujours pas résolu, estime le vice-président de la BNS, Jean-Pierre Danthine.

Les grandes banques doivent étoffer d’ici 2019 leur base de capitaux à même d’absorber des pertes à 19% au minimum.

Les grandes banques doivent étoffer d’ici 2019 leur base de capitaux à même d’absorber des pertes à 19% au minimum.

Keystone

En cas de crise majeure, comme par exemple une escalade des difficultés dans la zone euro, UBS ou Credit Suisse nécessiteraient une aide de l’Etat.

Dans une hypothèse aussi «extrême» mettant en péril la stabilité financière, «nous serions forcés d’intervenir dans l’intérêt du pays», a indiqué Jean-Pierre Danthine dans une interview publiée vendredi dans le magazine alémanique «Finanz und Wirtschaft». Un effondrement incontrôlé des deux grands établissements aurait de graves conséquences pour l’économie suisse.

Alors que quatre années se sont écoulées depuis le sauvetage d’UBS, les grandes banques doivent étoffer d’ici 2019 leur base de capitaux à même d’absorber des pertes à 19% au minimum. «Mais aujourd’hui, il est clair que nous ne sommes pas encore arrivés au but, mais nous nous trouvons dans une phase transitoire», a poursuivi Jean-Pierre Danthine.

Et le vice-président de la Banque nationale suisse (BNS) d’espérer que les banques dépassent le seuil minimal prévu par la loi. Ces dernières doivent tirer les enseignements de la crise de 2008, selon lui.

(ats)

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