Jeux vidéo de décembre: en combinaison spatiale ou derrière le volant

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Jeux vidéo de décembreEn combinaison spatiale ou derrière le volant

Au menu des dernières grosses sorties vidéoludiques de la saison, un jeu de bagnoles qui tente un retour gagnant et un jeu d’épouvante dans une prison infestée de monstres.

par
Jean-Charles Canet
«Callisto Protocol», enfer carcéral loin de notre bonne vieille Terre. «Need For Speed – Unbound», paradis des bolides customisées.

«Callisto Protocol», enfer carcéral loin de notre bonne vieille Terre. «Need For Speed – Unbound», paradis des bolides customisées.

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En général, lorsque décembre arrive, la saison des sorties de gros jeux est terminée et peut s’installer la douce torpeur qui annonce Noël. Cette année sera une exception puisqu’on repère au moins deux arrivées de poids.

«Callisto Protocol»

Le premier est un jeu d’épouvante dans l’espace qui porte le doux nom de «Callisto Protocol».

Une fois un embryon de scénario déployé, il s’agira pour un certain Jacob de survivre dans un pénitencier situé sur une lune inhospitalière. Une prison infestée de détenus zombies, fruits d’expérimentations contre nature, dira-t-on avec une pointe de lassitude.

Pourtant le jeu était très attendu. Dès les premiers pas dans cet univers, on pense immédiatement à «Dead Space» une franchise patronnée par Electronic Arts qui a connu son heure de gloire en 2008 avant de décliner puis de s’éteindre en 2013 avec «Dead Space 3». Sorti du giron d’Electronic Arts pour retrouver une liberté créative, Glen Schofield, co-créateur de «Dead Space» est à l’origine de ce projet qui a tout d’une revanche, d’un reboot qui ne dit pas son nom.

Qu’en pense-t-on? À vrai dire pas grand-chose même en oubliant les bugs qui ont torpillé les premiers pas sur Windows et contrariés légèrement l’expérience sur les Xbox X et S (alors que la PS5 semblait épargnée). Car même une fois les hoquets techniques éradiqués (les patchs sont annoncés et partiellement déployés), la monotonie de la progression (couloirs, conduits, pièces, un monstre qui saute au cou – pas pour faire un bisou – combats, couloir, conduits… etc), le convenu s’impose, l’histoire se répète, la monotonie s’installe et les techniques qui font sursauter, bien trop systématiques, perdent leur impact. Bref, le gamepad nous est tombé des mains. Il restera peut-être dans les vôtres si l’impression de déjà-vu – déjà joué n’est pas trop intense.

«Need for Speed – Unbound»

Passons donc à quelque chose de plus terrestre à défaut de plus fin: aux vrombissements de moteurs, aux crissements des pneus, aux courses urbaines aux frontières de la légalité contrariées par des voitures de polices revanchardes. La franchise «Need for Speed» est de retour et «Unbound» (soit «Débridé») est son petit nom millésimé. Confié à Criterion, un studio qui a donné de belles heures aux amateurs de jeux sur roues, NFS cherche clairement à retrouver son lustre acquis à la fin des années 90, début des années 2000.

Une sortie plutôt discrète plus tard, on découvre un jeu de courses automobiles soigné qui se traduit graphiquement par un mélange de réalisme sur lequel se superposent des effets de réalité augmentée. Le terrain de nos exploits est une région autour d’une métropole qui ressemble furieusement à Chicago.

Le jeu est essentiellement bâti sur un mode scénarisé solo. L’objectif est de gagner des courses, obtenir l’argent pour améliorer son véhicule et son garage, repartir sur d‘autres courses, se faire trahir et repartir de zéro et de finir sur la plus haute barre de l’échelle sociale des rebelles qui fument dans le bus. Un mode multijoueur, plutôt rudimentaire, vient compléter l’affaire mais impose de recommencer au bas de cette échelle.

«Need For Speed – Unbound» le démontre, les petits gars de Criterion ne sont pas de manches en matière de jeux d’autos. Cet Unbound nous donne presque la nostalgie des «Burnout», autre franchise de leur cru. Mais on est jamais totalement parvenu à oublier l’existence d’une série qui domine le genre d’au moins trois têtes, les «Forza Horizon». Car contrairement à cet «Unbound» pousse au grind (soit devoir amasser péniblement des sous pour pouvoir rénover son garage, acheter et améliorer ses voitures), les «Horizon» se caractérisent par une constante générosité dans la distribution des récompenses. C’est une question de goût, mais on a tendance à préférer les jeux généreux. Cela dit, «Need For Speed» ne semble pas moins être de retour sur un chemin vertueux.

«The Callisto Protocol», Striking Distance Studios/Krafton. Sur PS4, PS5, Xbox One et Series, PC Windows.
«Need for Speed – Unbound», Criterion/Electronic Arts. sur PC Windows, PlayStation 5 et Xbox Series.

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