Vaud: «En danger», les taxis lausannois affichent leur colère

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Vaud«En danger», les taxis lausannois affichent leur colère

En plein débat sur la «Lex Uber» au Grand Conseil, les taxis se mobilisent. Ils affichent un drapeau à leurs fenêtres et manifesteront mardi devant le Parlement.

par
Quentin Pilet
«Nouvelle loi cantonale : Taxis en danger!», c'est le slogan affiché aux fenêtres des taxis lausannois depuis lundi matin.

«Nouvelle loi cantonale : Taxis en danger!», c'est le slogan affiché aux fenêtres des taxis lausannois depuis lundi matin.

Le Matin

«Nouvelle loi cantonale: Taxis en danger!», c'est le slogan affiché aux fenêtres des taxis lausannois depuis lundi matin.

La plupart des taxis de la ville arborent ce petit drapeau jaune pour mettre la pression sur les autorités. «Dans le débat sur la Lex Uber, on veut rappeler les enjeux d'un tel texte sur la profession», explique Karim Benayad, membre du comité de l'UTL, l'Union des taxis lausannois.

Depuis plusieurs semaines, le Grand Conseil vaudois s'écharpe pour modifier les lois qui régissent le transport de personnes. Officieusement appelé «Lex Uber», le texte sur lequel planche le législatif doit encadrer la profession de chauffeurs de taxi et de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC). Pour Karim Benayad, en l'état actuel, le projet de loi menace les taxis établis. «Nous ne sommes pas contre la concurrence, mais il faut qu'elle soit loyale. Ici, les règles prévues pour les VTC sont trop faibles. On ouvre une voie royale à Uber qui ne paye pas d'impôts en Suisse ni les charges de leurs employés. Ce n'est pas normal.»

Le chauffeur fustige l'absence d'une formation pour les chauffeurs VTC et d'examens sur le français et les connaissances topographiques. «Les taxis sont souvent le premier contact des touristes avec la Suisse. C'est une vitrine pour le pays. Il faut un service de qualité.»

Pour l'instant, les taxis lausannois se refusent à des actions musclées. «Nous ne voulons pas prendre la population en otage avec une grève ou un blocage des routes.» Ils manifesteront mardi à 13h30 devant le siège du Grand Conseil.

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