Football - En réveillant l’antique Pontaise, le SLO signe son premier exploit
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FootballEn réveillant l’antique Pontaise, le SLO signe son premier exploit

Au terme d’une soirée plaisante contre Winterthour (1-1), le club vaudois a retrouvé son maigre public. Les promesses sont déjà là, qui méritent d’être traduites sur la pelouse.

par
Nicolas Jacquier

On va être très franc: on n’a suivi aucun des matches de préparation que le Stade-Lausanne-Ouchy avait inscrit à son programme de cet été. Dans certains rendez-vous, le club vaudois, passablement chamboulé à l'intersaison, s’est apparemment plutôt bien débrouillé; dans d’autres, comme face à Yverdon (défaite 3-0) ou à Lausanne (revers 4-0) par exemple, ce fut semble-t-il infiniment plus laborieux…

Une nouvelle carte estivale

Aussi se demandait-on quel visage le SLO allait-il offrir lors de cette rentrée des classes. La révélation de la saison passée, qu’elle avait bouclée au 3e rang, allait-elle continuer à séduire ou plutôt décevoir? Alors qu’on ne demandait qu’à être surpris en bien, la vérité se situe à mi-chemin. Il y a eu de tout, un peu, même s’il a toujours manqué quelque chose, parfois même beaucoup. Mais les promesses sont déjà là, qui ne demandent qu’à être traduites sur la pelouse.

La découverte d’une nouvelle équipe équivaut à se retrouver devant la devanture d’un restaurant après un changement de carte estivale. Il y a des plats signatures que l’on reconnaît, d’autres qui incitent à la découverte quand ce n’est pas à la méfiance alors que d’autres encore ont disparu.

Alors oui, contre Winterthour, ce SLO newlook a offert à boire et à manger sans parvenir au final à régler l’addition. Il y a eu autant d’élans maîtrisés que d’emportements hésitants, conséquence d’une complicité ne demandant qu’à s’établir pour mieux s’épanouir. Il est toujours fâcheux d’égarer des points lorsqu’on évolue pendant une heure à 11 contre 10 (expulsion de Kriz dès la 30e).

Si les pièces du puzzle ont quelque peu changé, le dessein reste le même. Avec la volonté permanente de servir le jeu plutôt que de s’en préserver. De ces nouveaux noms auxquels il convient de s’habituer, lesquels se hisseront au sommet de l’affiche? On a aimé l’aisance d’un Zachary Hadji, couronné roi des buteurs au Luxembourg avec Esch la saison dernière avant de tenter sa chance en Suisse, on a apprécié le punch d’un Sofyan Chader, prêt à déchirer son flanc gauche, on a déjà remarqué tout l’apport d’un Lucas Pos pour n’en citer que trois…

Vendredi soir, la Pontaise a surtout offert ce dont on ne la sentait plus capable: une chouette petite ambiance devant beaucoup, il est vrai, à la présence d’une bruyante cohorte zurichoise ayant traversé la Suisse pour soutenir son équipe. On a entendu l’expression des fans visiteurs, on a apprécié la mobilisation des toujours trop rares supporters du SLO. Entre encouragements, applaudissements et sifflets, c’est beau un stade qui vit. Pas besoin de remplir la Pontaise pour la sentir vibrer – 350 spectateurs, c’est déjà tellement mieux qu’un huis clos.

Le SLO n’est plus là par hasard

Le spectacle offert par les expatriés de Vidy mérite plus que l’indifférence polie qu’ils suscitent habituellement. Il faut le reconnaître, les renforts du SLO n’ont pas tous brillé sur la longueur. Mais tous ont déjà démontré qu’ils pouvaient contribuer à aider leur nouvel employeur à franchir un nouveau palier: celui de la reconnaissance dans une Challenge League en manque de certitudes. Installé au sein d’une Swiss Football League dont il ne dépareille pas, le SLO n’est plus là par hasard. Cela devrait commencer à se savoir, non?

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