Publié

AssassinatEn Savoie, un troisième mort dans le drame familial

Le deuxième frère de l'homme déjà soupçonné d'avoir tué son père et son autre frère de huit ans a succombé à ses blessures. Le tueur présumé devait être mis en examen samedi après-midi pour assassinats.

La maison cossue de Bozel où s'est déroulé le drame.

La maison cossue de Bozel où s'est déroulé le drame.

AFP

Le jeune homme de 24 ans auteur présumé de la tuerie familiale de Bozel, près de Courchevel en Savoie, doit être mis en examen samedi en fin d’après-midi pour «assassinat», a annoncé le parquet de Chambéry.

Il a été examiné par un psychiatre, qui ne l’a pas considéré comme «irresponsable». Il est soupçonné d’avoir tué jeudi soir par arme à feu, dans le chalet familial, son père, 49 ans, et son petit frère de huit ans. Son autre frère de 17 ans, atteint à la tête par un coup de feu, a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi à l’hôpital de Grenoble.

La mère de famille, arrivée pendant la tuerie, a été atteinte à la tête par une bûche de bois mais a pu prendre la fuite et donner l’alerte.

Le fils aîné, a été interpellé peu après les faits par les gendarmes. Il n’a opposé aucune résistance et a reconnu son geste. Une soeur de 22 ans n’était pas présente au moment du drame.

Geste vraisemblablement prémédité

Le tueur présumé, qui a souffert de troubles psychiatriques par le passé, a été examiné vendredi par un expert psychiatre, à la demande du procureur de la République de Chambéry, Jean-Pierre Valensi.

Le médecin a considéré qu’il n’était pas, au moment des faits, atteint de troubles ayant pu altérer son discernement. «Il n’est pas irresponsable, son état ne nécessite pas une hospitalisation», a indiqué l’expert psychiatre après l’avoir examiné.

Les enquêteurs s’interrogent sur la personnalité et sur les motivations de ce jeune homme. Celui-ci semble avoir prémédité son geste en se procurant notamment une arme automatique. Le pistolet 3.35 utilisé pour les crimes et retrouvé dans le chalet de Bozel n’appartenait à aucun membre de la famille.

Il semble par ailleurs qu’il ait délibérément tiré sur ses proches. «Il n’y a pas eu de dispute», a expliqué le représentant du parquet lors d’une conférence de presse.

Après avoir connu une adolescence difficile, le jeune avait intégré l’entreprise paternelle. Père et fils entretenaient des relations conflictuelles du fait du faible investissement de ce dernier au travail et de «son addiction aux jeux vidéo et aux jeux en ligne», a indiqué le représentant du parquet.

Le suspect avait quitté depuis peu le foyer familial pour s’installer dans son propre appartement.

(ats/Reuters)

Votre opinion