Malaise: En Suisse, la classe moyenne se sent piégée
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MalaiseEn Suisse, la classe moyenne se sent piégée

Impôts, assurances, loyers, difficultés d'accès à la propriété, de partout les coups pleuvent sur les ménages suisses.

par
Frédéric Vormus
Pierre Veya
La classe moyenne inférieure est trop riche pour être aidée et elle souffre.

La classe moyenne inférieure est trop riche pour être aidée et elle souffre.

Bernie_photo/iStock

Le chiffre est révélateur: près d'un ménage sur quatre appartenant à la classe moyenne inférieure ne parviendrait pas à faire face à une dépense inattendue de 2500 francs en Suisse. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Au sentiment d'oppression que déclenche ce manque de réserves s'en ajoutent d'autres. La lourdeur des impôts, celles des assurances, notamment avec la hausse des primes d'assurance-maladie qui ont bondi de près de 160% depuis 1996. Sans compter les loyers, qui ont grimpé de 20% entre 2000 et 2010. Ou le marché immobilier, devenu inaccessible pour les jeunes familles.

Inquiétude du monde politique

Les politiciens s'inquiètent, à l'image du président du Parti socialiste, Christian Levrat: «Nous assistons clairement à la paupérisation de la classe moyenne.» Même sentiment chez le président PDC Gerhard Pfister, qui met le doigt sur les effets inquiétants que peut soulever la grogne en matière de solidarité: «Cette classe moyenne est beaucoup trop solidaire et ne reçoit rien en échange.» Le 25 octobre, la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national a décidé de tenir une séance spéciale sur le sujet.

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