Actualisé 28.05.2020 à 08:28

En Suisse, les nuitées devraient chuter de 30% en 2020

Tourisme

La pandémie de coronavirus aura des conséquences désastreuses pour le tourisme, selon les prévisions du Centre d'études conjoncturelles (KOF) publiées jeudi.

Les villes, ici Lucerne, seront les plus impactées par les baisses de nuitées selon le Centre d'études conjoncturelles (KOF)

Les villes, ici Lucerne, seront les plus impactées par les baisses de nuitées selon le Centre d'études conjoncturelles (KOF)

Keystone

En Suisse, les nuitées devraient chuter d'un tiers sur l'ensemble de l'année, selon les prévisions du Centre d'études conjoncturelles (KOF). La chute des nuitées représente une perte de valeur ajoutée de 904 millions pour l'hôtellerie et une perte de chiffre d'affaires de 1,8 milliard de franc, estime le KOF.

La baisse de la demande domestique devrait rester mesurée sur l'ensemble de l'année (-14%), mais les pertes seront «massives» pour le tourisme international (-45%), précise le communiqué. Les nuitées des visiteurs venant des marchés lointains seront les plus touchées, attendues en baisse de 60% sur la période. Les villes devraient payer l'addition la plus salée: les nuitées sont escomptées en baisse de 50% durant les mois d'été tandis que les régions alpines devraient accuser un repli de 20 à 30%.

Le secteur le plus affecté

Le secteur du tourisme est probablement «le plus affecté» de tous par les mesures prises pour endiguer la propagation de la pandémie. Sur la saison d'hiver 2019/2020, les nuitées se sont inscrites en repli de 23% par rapport à la même période un an plus tôt. La reprise devrait débuter en douceur au cours de la saison d'été, le Tessin et les régions alpines se profilant comme les lieux les plus à même d'en profiter. En juillet et en août, le nombre de nuitées de touristes résidents en Suisse devrait progresser de 10 à 15% dans ces régions. Par contre, dans les villes, elles devraient reculer de 20%.

Hausse des prix

La demande intérieure ne suffira pas à compenser la chute de celle étrangère. Même si la réouverture des frontières en Europe soutiendra un léger redressement, le KOF s'attend à une «défaillance quasiment totale en provenance des marchés lointains». En outre, il faut s'attendre à des hausses de prix dans l'hôtellerie, destinées à compenser le faible taux d'occupation et la réduction imposée des capacités. La situation devrait être similaire pour les remontées mécaniques. Le secteur du tourisme devra en tout cas prendre son mal en patience. Le complet rétablissement du secteur n'étant prévu qu'en 2022, selon les prévisions.

(ats)

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