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EconomieEn Suisse, tout va mieux qu'ailleurs

Les principaux indicateurs du pays sont au vert alors que la crise frappe encore lourdement de nombreux pays européens.

par
Victor Fingal
Keystone

La France sort péniblement de récession. Pendant ce temps, en Suisse, le taux de chômage ne dépasse pas les 3%. «C'est pratiquement le plein-emploi, commente Jean-Hugues Busslinger, directeur au Centre patronal. Nous devons cette situation avant tout à l'extrême diversité de notre tissu économique.» En clair, quand un secteur va mal, un autre peut prendre la relève.

Autre vecteur, selon Jean-Hugues Busslinger, le peu de contrats de durée déterminée (CDD) conclus dans le pays. «Avec des contrats de durée indéterminée (CDI), la population ne s'est pas sentie en état de précarité, et la consommation intérieure n'a pas ralenti, alors que la crise économique frappait les pays alentour.»

Bien sûr, le franc fort a lourdement grevé le secteur des exportations. Mais depuis que la parité avec l'euro est garantie par la Banque nationale à 1 fr. 20 minimum, les marchés et même les touristes se sont adaptés. «Nous venons d'enregistrer une augmentation de plus de 10% de nuitées en provenance de l'étranger, essentiellement des Allemands et des Britanniques, alors que la part des touristes suisses s'est renforcée de plus de 4%», révèle Véronique Kanel de Suisse Tourisme.

Restent les autres fondamentaux d'une économie qui se rit des crises, la compétitivité, le haut niveau de formation, et une médaille de bronze détenue par la Suisse en matière d'innovation. Quant à la situation de l'emploi, «elle devrait encore s'améliorer l'année prochaine», prédit déjà Antje Bertschi du Secrétariat à l'économie.

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