Activisme: En Valais aussi, l'enclos des daims a été ouvert
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ActivismeEn Valais aussi, l'enclos des daims a été ouvert

Il manque toujours huit biches à l'éleveur jurassien François Keller. Le Valaisan André Mottiez a eu plus de chance.

par
lematin.ch
À Collonges (VS) aussi, les mailles de l'enclos des cervidés ont été coupées à la disqueuse.

À Collonges (VS) aussi, les mailles de l'enclos des cervidés ont été coupées à la disqueuse.

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Qui voulait libérer les cerfs, les biches et les daims de François Gerber (39 ans), à la ferme du Bail de Bressaucourt (JU)? Ses portails ont été ouverts deux fois, dans la nuit du 8 au 9 et celle du 15 au 16 mai, mais un événement survenu à Collonges (VS) dans la nuit de 5 au 6 juin désigne des activistes végans ou antispécistes.

«Mes enclos ont été ouverts de la même manière, avec une disqueuse», dénonce André Mottiez (55 ans), éleveur de daims à Collonges (VS). Par chance, ses protégées ne se sont pas engoufrées dans la brèche de 30 mètres, au contraire des 52 cervidés de François Gerber. À Bressaucourt, huit biches manquent encore à l'appel. Elles ont peut-être mis bas.

Pas d'ennemi

Les éleveurs pris pour cible n'ont jamais reçu de menace: «Je ne me connais pas d'ennemi», proclame André Mottiez. Aucune revendication ne leur est parvenue. La police valaisanne s'est rendue samedi dans l'élevage de Collonges. Au contraire de François Gerber, André Mottiez n'élève que des daims, et pas seulement pour la viande: «J'ai un succès fou avec les enfants!», dit-il.

Entre pâturage et forêt, son activité est «sans but lucratif» depuis 1994, avec 25 à 30 daims sur deux hectares, des alpacas et des hylands. Le ciselage de son enclos le désarçonne: «Tout est bien fait chez moi: mes daims sont mieux dedans que dehors», plaide l'éleveur valaisan.

Vincent Donzé

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