Japon: Encore un pilote de ligne japonais qui avait trop bu

Publié

JaponEncore un pilote de ligne japonais qui avait trop bu

Malgré des mesures plus strictes, un pilote de la compagnie ANA a été pincé à l'éthylotest juste avant de prendre les commandes d'un Boeing 777.

Le vol concerné a été retardé durant plus d'une heure, le temps de trouver un remplaçant au pilote.

Le vol concerné a été retardé durant plus d'une heure, le temps de trouver un remplaçant au pilote.

AFP

La compagnie aérienne japonaise ANA a été obligée de retarder un vol intérieur cette semaine car un de ses pilotes avait trop bu, un cas qui intervient après une série d'incidents qui ont poussé les autorités à durcir les règles.

Vingt-quatre heures avant

Ce copilote, âgé d'une trentaine d'années, devait être aux manettes d'un Boeing 777-200 pour un vol reliant Kobe (ouest) à l'aéroport de Tokyo-Haneda, mardi matin.

Mais il a échoué à un éthylotest et a reconnu avoir bu une bière et une autre boisson dans sa chambre d'hôtel environ six heures avant le vol, alors qu'ANA interdit désormais à ses pilotes de consommer la moindre goutte d'alcool dans les 24 heures précédant un départ. Le vol a en conséquence été retardé de plus d'une heure, le temps de trouver un remplaçant.

Plusieurs cas similaires

Fin octobre, la compagnie avait connu une mésaventure similaire. L'un de ses pilotes s'était fait porter pâle après une nuit de beuverie, une absence qui avait provoqué le retard de cinq vols.

Sa rivale, Japan Airlines (JAL), a aussi été affectée en fin d'année dernière. Un de ses copilotes avait été contrôlé en Grande-Bretagne juste avant le départ de son vol, avec un taux d'alcool dans le sang 10 fois supérieur au maximum autorisé. Il a été condamné en novembre à 10 mois de prison.

Il avait consommé deux bouteilles de vin et plus d'1,8 litre de bière six heures avant le vol. Depuis, un comité du ministère des Transports japonais s'est mis d'accord sur l'obligation d'éthylotests pour les pilotes de ligne et sur une limite autorisée à 0,09 mg d'alcool par litre d'air expiré. Pour les automobilistes, cette limite est aujourd'hui fixée à 0,15 mg.

(AFP)

Ton opinion