Allemagne: Enfant poussé sous un train à Francfort: il s’excuse
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AllemagneEnfant poussé sous un train à Francfort: il s’excuse

La justice allemande se penche ce mercredi sur l’acte d’un Érythréen domicilié à Zurich qui avait tué un garçon de 8 ans en le poussant devant un convoi en marche en juillet 2019.

Le 29 juillet 2019 au matin, l’accusé avait poussé sur les rails Leo, 8 ans, et sa mère, 40 ans, alors qu’un train entrait en gare de Francfort. L’enfant avait été tué sur le coup.

Le 29 juillet 2019 au matin, l’accusé avait poussé sur les rails Leo, 8 ans, et sa mère, 40 ans, alors qu’un train entrait en gare de Francfort. L’enfant avait été tué sur le coup.

AFP

Un Erythréen domicilié à Zurich et souffrant de troubles psychiatriques a exprimé ses regrets mercredi devant une Cour allemande, où il est accusé d’avoir tué un enfant en le poussant devant un train en marche. L’affaire avait suscité un vif débat sur la sécurité dans le pays.

«Je suis absolument désolé, en particulier pour la famille», a assuré l’accusé, dans une déclaration écrite lue par son avocat à l’ouverture de son procès devant un tribunal de Francfort, où il comparaît pour meurtre, deux tentatives de meurtre et blessures graves. L’accusation a requis le placement durable en psychiatrie de cet homme de 41 ans, qui vivait depuis 14 ans en Suisse. Selon elle, il existe une très grande probabilité qu’il commette d’autres forfaits.

La justice devrait décider qu’il n’était pas pénalement responsable de ses actes au moment des faits.

Tué sur le coup

Le 29 juillet 2019 au matin, il avait poussé sur les rails Leo, 8 ans, et sa mère, 40 ans, alors qu’un train entrait en gare de Francfort. L’enfant avait été tué sur le coup, sa mère avait réussi à s’extirper des rails d’extrême justesse. Blessée et en état de choc, elle avait été transportée à l’hôpital.

Il avait aussi tenté de pousser sur la voie une troisième personne, âgée de 78 ans, mais elle avait réussi à l’en empêcher. Elle s’est constituée partie civile pour le procès, tout comme la famille du garçon. Un mois après les faits, cet homme recherché par la police suisse avait été interné dans un hôpital psychiatrique. Le parquet estime qu’il souffre de «schizophrénie paranoïaque».

Selon un expert psychiatrique appelé à la barre, l’accusé a affirmé ne pas se souvenir de ce qui s’est passé à la gare et assuré que si les faits étaient avérés, il s’agirait de la plus grave erreur de sa vie.

Capacité abolie

Dans un communiqué, le tribunal de Francfort a d’ailleurs précisé avant l’ouverture des débats: «Il existe des indices selon lesquels la capacité de discernement du suspect était abolie en raison d’une maladie psychique». Le parquet a lui-même renoncé à un acte d’accusation proprement dit.

Les victimes attendaient leur train express pour Munich où elles devaient ensuite poursuivre leur voyage vers leur lieu de villégiature en Autriche. Arrivé en train à Francfort depuis Bâle, le suspect s’était dissimulé derrière un pilier de cette grande gare qui connaît un trafic important en particulier durant la période estivale. L’Erythréen, qui ne connaissait pas ses victimes, avait été rattrapé par des passants alors qu’il essayait de prendre la fuite.

Père de trois enfants

Les autorités suisses recherchaient cet homme marié et père de trois enfants, à la suite d’agressions survenues quatre jours plus tôt dans ce pays où il vivait depuis 2006, dans le canton de Zurich. Il n’avait pas été contrôlé à son entrée en Allemagne, malgré l’avis de recherche émis par la police suisse à son encontre, mais qui ne concernait que le territoire suisse.

Peu avant le procès, la famille du garçon a d’ailleurs mis en cause les enquêteurs suisses et allemands pour leur manque de coopération, dans une lettre diffusée par son avocat.

(ATS/NXP)

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