Publié

High-TechEnquête sur de faux comptes «gilets jaunes»

Selon le «Times», des faux comptes tenus par la Russie sur les réseaux sociaux cherchent à amplifier la révolte en France.

Ces comptes diffusent des photos de personnes blessées par la police mais n'ayant rien à voir avec les manifestations des «Gilets jaunes».

Ces comptes diffusent des photos de personnes blessées par la police mais n'ayant rien à voir avec les manifestations des «Gilets jaunes».

AFP

Les autorités françaises ont lancé des vérifications après la multiplication de faux comptes destinés à amplifier, sur les réseaux sociaux, la contestation portée par les «gilets jaunes», a-t-on appris samedi de sources proches du dossier. C'est le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui est en charge de coordonner les vérifications en cours, a expliqué cette source.

Les services français sont attentifs à la manipulation de l'information mais il est trop tôt pour se prononcer sur les allégations du «The Times», indique une autre source proche du dossier. Le quotidien britannique assure que des centaines de faux comptes alimentés par la Russie cherchent à amplifier la révolte des «gilets jaunes». C'est un sujet qui nécessite des investigations lourdes et complexes, précise-t-on.

Selon «The Times», qui cite des analyses menées par la société de cybersécurité New Knowledge, quelque 200 comptes Twitter diffusent des photos et des vidéos de personnes grièvement blessées par la police, des supposés «gilets jaunes». Mais ces images datent d'événements n'ayant rien à voir avec les manifestations qui se déroulent en France depuis plusieurs semaines.

Après plus de trois semaines de mobilisation, le mouvement des «gilets jaunes» a organisé samedi une nouvelle journée d'action émaillée de violences. Pour répondre aux revendications de ce mouvement né sur les réseaux sociaux, le gouvernement français a notamment renoncé à une hausse des taxes sur les carburants, prévue pour janvier 2019.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!