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VenezuelaEnquête sur un possible empoisonnement d'Hugo Chavez

Le Venezuela va ouvrir une enquête sur le cancer de son défunt président Hugo Chavez, soupçonné d'avoir été provoqué par un empoisonnement orchestré par ses ennemis à l'étranger.

Hugo Chavez en 1999.

Hugo Chavez en 1999.

AFP

Hugo Chavez, président du Venezuela pendant quatorze ans et chef de file de la gauche anticapitaliste latino-américaine, est mort le 5 mars après des mois de lutte contre un cancer dans la région pelvienne, diagnostiqué mi-2011.

Le soupçon d'un empoisonnement, régulièrement soulevé par le camp chaviste, fait l'objet de railleries dans l'opposition. Elle l'assimile aux théories du complot, qui, dit-elle, ont fleuri sous Chavez pour alimenter la peur de la population face aux menaces «impérialistes» et la détourner de ses préoccupations quotidiennes.

Le président intérimaire Nicolas Maduro a néanmoins promis de mener une enquête sérieuse sur cette hypothèse, émise la première fois par Hugo Chavez lui-même quand son cancer lui a été diagnostiqué.

Forces obscures

«Nous chercherons la vérité», a déclaré lundi soir Nicolas Maduro au réseau de télévision régional Telesur. «Nous avons l'intuition que notre commandant Chavez a été empoisonné par des forces obscures qui ont voulu l'écarter.»

Des scientifiques étrangers seront invités à faire partie de la commission gouvernementale qui sera mise en place.

S'il considère qu'il est trop tôt pour identifier un responsable, Nicolas Maduro relève par exemple qu'il existe aux Etats-Unis des laboratoires chargés de faire des expériences sur la production de maladies. «Il avait un cancer hors normes», a-t-il dit à Telesur. «Tout semble indiquer qu'ils ont atteint sa santé en utilisant les techniques les plus avancées (...) Il avait cette intuition dès le départ.»

Parallèle avec Arafat

Nicolas Maduro a comparé les soupçons relatifs à la mort de Chavez à ceux qui pèsent sur celle de Yasser Arafat en 2004.

Le corps de l'ancien président de l'Autorité palestinienne a été exhumé en novembre dernier pour déterminer s'il est mort empoisonné par des agents israéliens, comme le pensent de nombreux Palestiniens.

Ces doutes font également écho à la longue campagne lancée par Hugo Chavez lui-même pour convaincre le monde entier que son mentor, le «libérateur» de l'Amérique latine Simon Bolivar, est mort empoisonné par ses ennemis en Colombie, en 1830.

(ats)

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