Justice - Enrico Macias affirme avoir été escroqué de 400’000 euros
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JusticeEnrico Macias affirme avoir été escroqué de 400’000 euros

Mi-septembre, le chanteur a porté plainte après avoir investi dans une clinique de chirurgie esthétique.

Enrico Macias a porté plainte le 14 septembre dernier.

Enrico Macias a porté plainte le 14 septembre dernier.

AFP

«Ce projet grandiloquent n’était qu’une escroquerie caractérisée.», affirme l’avocat d’Enrico Macias, Me Arash Derambarsh. Selon le Parisien, qui rapporte l’affaire, le chanteur de 82 ans aurait investi une somme conséquente dans une clinique de chirurgie esthétique qui n’a jamais fait mention de son nom. L’artiste et l’un de ses amis ont ainsi décidé de porter plainte le 14 septembre.

En 2011, Enrico Macias et son ami, René, auraient été contactés par un médecin généraliste, Martial Benhamou - radié de la profession en 2019 – et son gendre Grégory Senac, pour investir dans un projet baptisé Cosmetic Hospital World Resort. Il promettait des modifications corporelles sans chirurgie.

L’accord trouvé tombe à l’eau

Séduits par cette idée novatrice, le chanteur et René ont investi chacun 400’000 euros sur le compte bancaire privé du médecin basé en Israël. En contrepartie, Gregory Senac, le gendre du médecin, aurait «envoyé par mail les contrats de cession de parts sociales ainsi que les contrats de cession avec le registre de commerce et de société», a rappelé le journal. Seulement, après la transaction, Enrico Macias et son partenaire n’auraient rien reçu. «En tant qu’associés, nous aurions dû recevoir les bilans et états comptables, participer à certaines décisions. Mais rien. On n’a jamais fait appel à nous», a confié l’ami du chanteur. À force d’être contactés par les deux investisseurs, le médecin et son gendre auraient proposé de rembourser 114’000 euros échelonnés en 14 fois à partir de 2016. Mais les paiements se seraient arrêtés au bout de quelques mois seulement.

Enrico Macias et son comparse ont ainsi décidé de porter plainte pour recel d’escroquerie face au silence de leurs détracteurs. En revanche, ceux-ci, par la voix de leurs avocats, ont livré une tout autre version des faits. Selon Martial Benhamou et Grégory Senac, le projet a été «abandonné, de telle sorte que tous les associés ont perdu leur investissement», car l’entreprise «n’a pas réussi à se développer», ont-ils expliqué par la voix de leurs avocats. L’ancien médecin généraliste et son gendre se sont même estimés victimes d’une «tentative d’extorsion de fonds.»

(Lematin.ch)

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