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FranceEnterrement du journaliste français tué en Syrie

Les obsèques de Gilles Jacquier, tué le 11 janvier en Syrie, se sont déroulées vendredi à Bernex, dans l’est de la France, en présence de journalistes et amis.

La famille, les journalistes et les amis ont dit un dernier au revoir à Gilles Jacquier, tué en Syrie.

La famille, les journalistes et les amis ont dit un dernier au revoir à Gilles Jacquier, tué en Syrie.

AFP

«Nous sommes infiniment tristes et révoltés car tu as été fauché en faisant ton métier et ton devoir», a déclaré pendant la cérémonie Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, rendant hommage au «talent» du reporter, qui avait reçu en 2003 le prix Albert Londres du journalisme.

Les deux présentatrices d’Envoyé Spécial, émission pour laquelle Gilles Jacquier travaillait, ont salué un homme «en quête de vérité», dans l’église du village de montagne d’où il est originaire.

Eléments «troublants»

«Nous allons tout faire pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé», a poursuivi Rémy Pflimlin, alors que la justice française a ouvert une enquête, France Télévisions s’interrogeant sur les éléments «troublants» entourant les circonstances du décès.

«Tu avais la réputation d’un homme cabochard, solitaire, pas toujours partageur, mais tu nous as montré un autre visage d’un homme libre, bosseur et déterminé», ont poursuivi de concert les deux présentatrices d’Envoyé Spécial. Elles ont souligné les valeurs de «dignité, respect et courage» auxquelles était attaché le journaliste, père de deux jumelles en bas âge.

Gilles Jacquier, grand reporter, est le premier journaliste occidental tué en Syrie depuis le début de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad il y a dix mois. Il a péri à Homs, épicentre de la contestation dans le centre de la Syrie, lors d’un voyage autorisé par les autorités qui restreignent drastiquement les mouvements des journalistes dans le pays.

Aucun témoin sur place n’a pu établir si l’obus avait été tiré par un rebelle syrien ou s’il s’agissait d’un tir de l’armée syrienne.

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi la création d’une commission d’enquête sur les circonstances de la mort du journaliste français, tandis que la justice française a ouvert une enquête.

(AFP)

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