Formule 1 - Entre Red Bull et Mercedes, le ton monte toujours
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Formule 1Entre Red Bull et Mercedes, le ton monte toujours

La tentative de Mercedes de faire pénaliser Max Verstappen a échoué. Maintenant, c’est au tour de Red Bull de menacer de déposer une réclamation contre l’aileron arrière de Mercedes.

par
Luc Domenjoz

Hier, après plus d’un jour de délibérations, les commissaires du Grand Prix du Brésil, sollicités par Mercedes pour revoir leur jugement de la course, ont finalement débouté l’écurie allemande.

Ils ont estimé que les nouvelles preuves apportées étaient intéressantes, mais pas suffisamment significatives pour lancer une procédure de révision de la situation - il s’agissait pour Mercedes de faire pénaliser Max Verstappen après l’incident du virage 4 du 48e tour du Grand Prix du Brésil, au cours duquel le pilote Néerlandais est sorti de route pour empêcher Lewis Hamilton de le doubler par l’extérieur.

La décision des commissaires laisse donc l’écart entre les deux pilotes à 14 points au championnat du monde, alors que trois Grands Prix restent à disputer – dont ce week-end au Qatar.

Une histoire de marques

Désormais, Red Bull pense contre-attaquer en déposant plainte contre Mercedes au sujet de l’aileron arrière de la W12. Au Brésil, le DRS (le dispositif permettant de réduire la traînée en ligne droite) de la voiture de Lewis Hamilton avait été jugé illégal, mesuré à 85.2 millimètres d’ouverture au lieu de 85. Le Britannique avait été disqualifié et contraint de prendre le départ de la course sprint du samedi en dernière place.

Mais cette fois, c’est la structure même de l’aileron des Mercedes que Red Bull conteste, l’écurie affirmant que cet aileron se déforme en ligne droite, pour offrir moins de résistance et donc une vitesse de pointe supérieure. Des marques, visibles sur le flanc de l’aileron, attesteraient de cette flexion d’un des volets. Au Brésil, Lewis Hamilton avait un avantage de 22 km/h en vitesse de pointe sur les Red Bull, que l’écurie anglaise n’a évidemment pas digéré.

La FIA attentive

Depuis le début de l’année, Red Bull soupçonne Mercedes d’utiliser des ailerons « flexibles ». En aérodynamique, tout corps se tord en fonction de la force exercée, et aucun aileron ne peut rester totalement fixe quand il est soumis à des centaines de kilos de pression aérodynamique. Toute la question est de savoir jusqu’à quel point les flexions sont autorisées.

La Fédération Internationale de l’Automobile (la FIA) ne cesse d’enquêter au sujet de ces ailerons. « La FIA a examiné notre aileron 14 fois rien que cette saison, elle a tous les plans de nos ailerons, et elle n’a jamais rien trouvé à y redire, tonne Toto Wolff, le patron de Mercedes. Je peux même envoyer un de nos ailerons à l’usine Red Bull de Milton Keynes s’ils le souhaitent. »

Aux côtés de Toto Wolff, au cours de la conférence de presse d’hier, Christian Horner, le patron de Red Bull, lui a alors demandé comment il expliquait les marques de frottement vues sur le côté de l’aileron. « De notre point de vue, tout est parfaitement légal », a simplement répondu l’Autrichien.

L’écurie Red Bull va-t-elle déposer plainte contre Mercedes, créant une nouvelle controverse? On le saura cet après-midi, après les qualifications, ou demain, après la course.

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