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NeuchâtelEntrer dans cette galerie n’est pas seulement interdit, c’est impossible!

Des sacs-poubelles bleus remplissent un ancien arrêt de tramway, une œuvre qui illustre l’état de la culture en temps de pandémie.

par
Vincent Donzé
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«Arrêt sur monochrome», une œuvre de l’artiste Christophe Constantin.

«Arrêt sur monochrome», une œuvre de l’artiste Christophe Constantin.

Lematin.ch/Vincent Donzé
La galerie borde une rue périphérique, non loin du stade de la Maladière.

La galerie borde une rue périphérique, non loin du stade de la Maladière.

Lematin.ch/Vincent Donzé
Sur le panneau routier, par hasard, un dessin fait de trois cercles et d’une date, œuvre en 2010 de Markus Jura Suisse, délogé mercredi dernier d’un abribus de La Chaux-deFonds.

Sur le panneau routier, par hasard, un dessin fait de trois cercles et d’une date, œuvre en 2010 de Markus Jura Suisse, délogé mercredi dernier d’un abribus de La Chaux-deFonds.

Lematin.ch/Vincent Donzé

À Neuchâtel, la petite galerie du Palais est interdite d’accès, comme tous les espaces culturels qui ne sont pas une denrée jugée nécessaire pendant la pandémie. Qu’à cela ne tienne: en attribuant cet ancien arrêt de tramway à l’artiste Christophe Constantin, natif de Montreux et formé à Sierre, l’artiste et galeriste Denis Roueche a misé sur un plasticien qui souligne là le désarroi du monde de la culture.

«Arrêt sur monochrome» est une œuvre radicale: Christophe Constantin a rempli la galerie de 300 sacs-poubelles bleus, au point d’empêcher l’ouverture de la porte ou d’une fenêtre. Ce manifeste a été décliné une première fois à Rome, où l’artiste est expatrié, avec pour intention de faire un pied de nez à la gestion des déchets en Italie. Les sacs étaient alors remplis de ses détritus, produits à l’atelier.

Son concept des déchets a été recyclé pour faire écho au muselage de la culture pour cause de pandémie. À Neuchâtel, les sacs romains sont gonflés d’air. Ils n’ont pas été jetés là indistinctement: l’ensemble a été modelé sans laisser d’interstice.

La nuit, les fenêtres de l’immeuble d’en face se reflètent dans les vitres.

La nuit, les fenêtres de l’immeuble d’en face se reflètent dans les vitres.

Lematin.ch/Vincent Donzé

Après s’être transformée en en chambre mortuaire à la Toussaint, avec des vases conçus et fleuris par des designers, la galerie du Palais abrite donc une installation visible uniquement de l’extérieur.

«Maintenant, alors qu’il est de plus en plus difficile d’accueillir des visiteurs en raison de la situation sanitaire, nous voulions saisir l’occasion de le faire», a expliqué à «La Liberté» Denis Roueche, cofondateur du Palais avec Prune Simon-Vermot.

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82 commentaires
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Réchauffement

11.01.2021 à 23:03

Neuchâtel, le présent article. Neuchâtel : ivresse au volant devant le poste de Boudry. Neuchâtel: policier blessés en intervention dans un commerce. La planète bouge paraît-il, Bienne aurait donc glissé de quelques kilomètres vers le Sud ?

el plombier de part nulle y bar

11.01.2021 à 12:29

"entrer dans cette galerie n'est pas seulement interdit c'est impossible"eh bien moi j'arrive a entrer si je veux je casse la porte je fout les ordure dehors et je rentre non mais on n'aurait pu utiliser des sac suisse mais je voulait pas aller dedans hihihi

horrible

11.01.2021 à 10:15

Mon dieu c'est quoi cette horreur ?? J'espère que la confédération ne donne pas de subventions pour ça...