Environnement: Environ 20% des espèces sont menacées en France
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EnvironnementEnviron 20% des espèces sont menacées en France

Selon un rapport, les populations d’oiseaux nicheurs, de crustacés d’eau douce et d’amphibiens se sont particulièrement étiolées dans l’Hexagone.

En France, les populations d’oiseaux nicheurs comme la bécassine des marais (photo) continuent à décliner, selon un rapport publié mardi.

En France, les populations d’oiseaux nicheurs comme la bécassine des marais (photo) continuent à décliner, selon un rapport publié mardi.

Pixabay

La situation de la faune et de la flore sauvages s’est dégradée en treize ans en France, avertissent mercredi l’Office français de la biodiversité (OFB), le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et l’Union internationale de conservation de la nature (UICN). Les trois institutions appellent à protéger les espèces et à diminuer les pressions anthropiques.

À l’occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage, l’OFB, le MNHN et l’UICN font le bilan de la Liste rouge des espèces menacées en France qui établit le «degré de menace pesant sur les espèces de la faune et de la flore» depuis 2008, selon un communiqué.

En treize ans 13’842 espèces ont été évaluées, dont 17,6% sont menacées. Ce pourcentage augmente chez les oiseaux nicheurs (32%), les crustacés d’eau douce (28%) ou les amphibiens (23%). La situation est particulièrement inquiétante en outre-mer.

Un tiers des oiseaux nicheurs menacés

Pas moins de 187 espèces ont complètement disparu dans le pays. D’autres sont «quasi menacées»: «c’est une préoccupation importante à avoir, ce sont les espèces menacées de demain mais ce sont des espèces sur lesquelles on peut encore agir facilement», souligne Laurent Poncet du MNHN.

Certains groupes – les reptiles, amphibiens, mammifères, oiseaux et poissons d’eau de métropole – ont été évalués deux fois depuis 2008. «La surprise est qu’on assiste à une nette dégradation de la situation», explique Florian Kirchner, de l’UICN France. «Pour les oiseaux nicheurs, on avait un quart d’espèces menacées en 2008, un tiers huit ans après», donne-t-il comme exemple.

Plus inquiétant encore, «nous parlons des espèces qui bénéficient le plus d’effort de conservation, les vertébrés, et pas des insectes ou des mollusques».

Intensification de l’agriculture

«Cela nous renvoie aux principales menaces en métropole: l’aménagement du territoire qui reste incontrôlé et l’intensification des pratiques agricoles», avec des zones uniformes et l’usage important de pesticides, explique le scientifique.

«Les dégradations de la nature restent bien plus fortes que tous les efforts qu’on peut déployer, avertit Florian Kirchner. Il faut vraiment changer de braquet.».

Il voit pourtant «deux sources d’espoir: l’opinion est en train d’évoluer et il y a des bonnes nouvelles» dans la protection des espèces comme dans le cas de la loutre, du bouquetin des Alpes ou du vautour moine.

(AFP)

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