12.11.2020 à 08:04

FootballÉquipe de Suisse: autres joueurs, mêmes causes, mêmes effets

Vladimir Petkovic a vu ses remplaçants faire le même genre de partie que ses titulaires contre la Belgique (2-1), même s'il juge le fond pas mauvais.

von
Robin Carrel
La solitude du coach national.

La solitude du coach national.

KEYSTONE

Mercredi, à Louvain, comme face à l'Allemagne, comme face à l'Espagne en septembre, l'équipe de Suisse a payé un lourd tribut aux erreurs individuelles. C'a été Schär, puis Sommer, cette fois, c'est Benito qui a offert un but aux adversaires, qui a fait tant de mal à une équipe jusque-là bien dans ses crampons. Le sélectionneur n'a pas aimé, alors qu'il avait auparavant apprécié la capacité des siens «à varier le jeu, en arrivant certaines fois à surprendre l'adversaire par-dessus sa défense».

Reste que la Suisse n'a toujours pas gagné en 2020, même si, comme le dit justement le Mister, «2020 a commencé simplement en septembre... On n'avait pas encore joué de l'année avant cela. Ça donne une saison de juste deux, trois mois. Ce n'est pas suffisant en terme de résultats, c'est vrai, mais on a aussi bien joué par séquences. Les matches amicaux sont faits pour essayer des choses et, ce soir (ndlr: mercredi), on aurait mérité mieux.»

«On aurait dû rentrer aux vestiaires à la pause avec un ou deux buts de plus au compteur.»

Vladimir Petkovic

Il est vrai que la Suisse n'avait pas laissé un seul tir aux Belges en première période, avant de craquer sur les deux premiers envois cadrés! «C'est toujours dur de parler de ce genre de matches, a pesté «Petko». On a eu des possibilités et on a fait plein de choses pour essayer de gagner ce match. On a toutefois encore payé une faute individuelle, tout en ne capitalisant pas toujours sur celles des adversaires. Car on aurait dû rentrer aux vestiaires à la pause avec un ou deux buts de plus au compteur.»

Le sélectionneur national a effectué quatre changements à la pause et la sortie de Granit Xhaka, mais aussi celle d'un Admir Mehmedi buteur et en forme, a bouleversé l'équilibre de sa troupe. «Comme toujours lors de ces matches amicaux, les changements sont nombreux et, dès lors, on a eu de la peine à se trouver. On n'avait plus la même coordination dans le déclenchement de notre pressing. On a ensuite essayé de remettre de la pression pour garder le résultat de notre côté et on a eu trois, quatre, cinq chances...»

Le sélectionneur de la Suisse ne serait-il pas un peu dogmatique finalement, à vouloir absolument imposer son plan de jeu quel que soit l'adversaire, alors qu’il n’a peut-être pas, dans ce groupe, le talent de ses ambitions? «Mais à plusieurs reprises, on a très bien sorti le ballon et pas seulement en passe courte, contre-t-il. On a eu des chances aussi avec des passes directes vers l'avant. Mais il faut absolument gommer ces fautes, parce qu'elles nous coûtent cher contre de telles équipes.»

Et contre l'Espagne, samedi à Bâle, le problème sera sans doute le même.

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12 commentaires
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CC7

13.11.2020 à 10:58

Cette équipe suisse réussirait à perdre contre les Îles Samoa! Du sang neuf et vite et introduire un peu plus de joueurs d'origine suisse, il y en a! Hop Suisse!

CC7

12.11.2020 à 11:27

Pour notre equipe suisse il faudrait du ssng suisse et non un passeport au rabais. On a besoin de joueurs qui soient fière de porter notre maillot à croix et pour que l'on puisse à nouveau s'identifier à notre equipe nationale.

KingR

12.11.2020 à 11:18

Les commentaires sur les matches amicaux sont superflus. Quant on sait que la France a perdu contre la Finlande... C'est révélateur... Des matches pour essayer des autre joueurs.