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Football«On veut terminer à la première place»

L’équipe de Suisse dirigée par Nils Nielsen jouera mardi soir une finale de groupe en Belgique (20h). Le sélectionneur a fait part de son optimisme avant de mettre le cap sur Louvain.

par
Renaud Tschoumy
Nils Nielsen, le sélectionneur danois de l’équipe de Suisse, est confiant avant le choc en Belgique, prévu mardi soir à Louvain.

Nils Nielsen, le sélectionneur danois de l’équipe de Suisse, est confiant avant le choc en Belgique, prévu mardi soir à Louvain.

KEYSTONE

Un point. Un tout petit point récolté mardi soir en Belgique (match à 20h à Louvain), et l’équipe de Suisse féminine de football sera automatiquement qualifiée pour la phase finale de l’Euro 2022, qui aura lieu en Angleterre.

À une journée de la fin, la Suisse est en effet en tête de son groupe H. Avec 19 points récoltés en 7 matches, elle précède la Belgique d’une unité. Une victoire ou un nul, et la Suisse sera qualifiée en tant que première de groupe. Mais une défaite ne l’éliminerait pas forcément pour autant: avec ses 19 points et sa différence de buts actuelle de 19-2, elle aurait toutes les chances de faire partie des trois meilleures deuxièmes, directement qualifiées. Et si tel ne devait pas être le cas, elle aurait encore des barrages (qui mettront aux prises les six moins bons deuxièmes) pour obtenir l’un des trois derniers tickets.

La situation dans le groupe H des qualifications pour l’Euro 2022.

La situation dans le groupe H des qualifications pour l’Euro 2022.

DR

Le sélectionneur danois Nils Nielsen (49 ans) s’est confié avant de mettre le cap sur la Belgique, où la délégation helvétique est arrivée dimanche soir.

Nils Nielsen, un point suffit à votre équipe. Cela change-t-il quelque chose dans la manière d’aborder ce match Belgique – Suisse?

Fondamentalement, non. À la base, quand on entre sur un terrain, c’est pour faire le job et pour gagner. Nous avons déjà battu la Belgique (ndlr: 2-1 à Thoune le 22 septembre dernier), le faire une deuxième fois sur son terrain montrerait que nous méritons vraiment de terminer en tête de notre groupe. Maintenant, il est aussi vrai que les circonstances de match peuvent nous amener à modifier notre objectif. Je me dis par exemple que si, en fin de match, on se rend compte qu’un nul suffit à chacune des deux équipes pour se qualifier, on pourrait adapter notre tactique. On verra bien!

Votre avis sur votre adversaire, la Belgique?

C’est une nation qui a fait beaucoup pour le foot féminin ces dernières années, et on voit le résultat de ces efforts. J’aimerais sincèrement qu’on puisse se qualifier avec la Belgique, les deux équipes le mériteraient. Pour en revenir aux Belges, elles sont incroyablement dangereuses et marquent énormément de buts (ndlr: 32 en 7 matches, soit une moyenne de plus de 4 buts par match). Elles cherchent toujours à aller de l’avant. Il nous faudra faire très attention, ce d’autant plus que j’imagine que la Belgique voudra prendre sa revanche après sa défaite de Thoune. Mais mon équipe a aussi les qualités nécessaire pour la surprendre.

La Suisse sera privée de sa gardienne titulaire Gaëlle Thalmann, testée positive au Covid-19. En quoi ce forfait est-il handicapant?

De manière générale, un sélectionneur n’aime pas perdre une titulaire, quel que soit son poste. Cela vaut pour une gardienne comme pour n’importe quelle autre joueuse de champ. Mais j’ai entière confiance en mon team de gardiennes. Elles ont toutes leurs qualités, qui sont bien différentes d’une à l’autre. La situation nous oblige à composer, on le fera.

La Suisse sera privée de la gardienne servettienne Gaëlle Thalmann mardi soir à Louvain.

La Suisse sera privée de la gardienne servettienne Gaëlle Thalmann mardi soir à Louvain.

KEYSTONE

De manière globale, en quoi la quarantaine qui vous a été imposée la semaine dernière, lors de votre rassemblement à Pfäffikon, a-t-elle perturbé votre préparation?

Ces dernières semaines, j’aurais voulu aller observer mes joueuses en match avec leur club, mais cela n’a pas été possible. C’était difficile pour moi: la télévision et la vidéo ne me suffisent pas. Et puis, j’aime bien voir chacune d’entre elles individuellement en début de stage. Mais mardi passé, après avoir effectué le test du Covid à notre arrivée, tout le monde a dû aller s’enfermer dans sa chambre individuelle pendant 24 heures, jusqu’à ce que les résultats soient connus. Cela a été une longue journée, je peux vous dire où se trouve la Bible dans ma chambre! (Rires) Mais heureusement, dès le lendemain, on a pu se retrouver sur le terrain, et on a effectué de très bonnes séances. Je me fierai donc beaucoup à ce que je sais de mes joueuses.

Quel a été le match référence de votre équipe au cours de cette campagne?

J’ai particulièrement apprécié nos deux rencontres à domicile contre la Roumanie (ndlr: 6-0 en novembre 2019 à Schaffhouse) et la Belgique, en septembre dernier à Thoune (2-1). Face à la Roumanie, qui est une très forte équipe, on avait réussi à mettre en place en match ce que nous avions prévu de faire pendant la préparation. Tout avait parfaitement fonctionné. Et contre la Belgique, alors que nous ne nous étions pas vus pendant six mois à cause de la pandémie, nous avions été très solides. Les Belges ne s’étaient quasiment pas créées une occasion de tout le match. On doit s’inspirer de ces deux matches avant notre finale de ce mardi.

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8 commentaires
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Un footeux

01.12.2020 à 09:49

Bravo et bonne chance à vous Mesdames !

Pas nos ics

01.12.2020 à 08:23

Au moins elle jouent dans le haut du panier

Chacun son sport

30.11.2020 à 21:46

Quand on se rappelle que l'équipe nationale féminine d'Australie (5e meilleure du monde) avait perdu 7:0 contre les garçons U15 de Newcastle en 2016, je pense qu'on ne devrait vraiment pas appeler ça du football....