Suisse: Erasmus: pas avant 2021
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SuisseErasmus: pas avant 2021

La Suisse devrait réintégrer le programme d'échange en 2021. La commission fédérale de l'éducation soutient la solution transitoire du Conseil fédéral.

La pétition demande la réintégration de la Suisse au programme européen d'échange d'étudiants en 2018.

La pétition demande la réintégration de la Suisse au programme européen d'échange d'étudiants en 2018.

Keystone

La Suisse devrait pleinement réintégrer le programme européen d'échange d'étudiants Erasmus en 2021. La commission de l'éducation du Conseil des Etats soutient la solution transitoire du Conseil fédéral, mais souhaite que les négociations reprennent sans tarder.

La commission a déposé une motion chargeant le gouvernement à rouvrir le dossier avec Bruxelles «le plus rapidement possible», a-t-elle communiqué lundi.

Dans la matinée, 26 organisations ont remis à la Chancellerie fédérale une pétition munie de près de 10'000 signatures réclamant la reprise immédiate des négociations. Mais elles souhaitent que la Suisse réintègre le programme de mobilité étudiante dès 2018.

Le Conseil fédéral propose d'en rester jusqu'en 2020 à une solution nationale. Il prolonge de fait la solution transitoire mise en place en février 2014 après la suspension des négociations sur la participation de la Suisse à Erasmus .

Crédit approuvé

La commission a approuvé à l'unanimité le crédit total de 114,5 millions de francs entre 2018 et 2020, afin de permettre à la Suisse de participer au programme de mobilité étudiante, mais seulement en tant que pays tiers.

Sur ce montant, 93,8 millions sont destinés aux activités internationales de mobilité et de coopération, 9,6 millions financeront les mesures d'accompagnement et 11,1 millions seront versés à l'agence nationale pour la promotion des échanges Movetia, exploitée par la Confédération et les cantons.

Risques de péjoration

La majorité estime que cette solution transitoire permet d'assurer une certaine sécurité de droit et de planification. Elle ne nécessite pas non plus de moyens financiers plus importants. Mais cette participation réduite ne peut pas durer à moyen terme, au risque de «largement désavantager les institutions de formation, les milieux scientifiques et les étudiants concernés», remarque la commission.

Les organisations de jeunesse s'opposent à la reconduction de la solution transitoire. Moins bien dotée financièrement, elle défavorise la formation professionnelle et menace la coopération internationale des institutions helvétiques. La formation étant la principale ressource de la Suisse, ce choix peut entraîner «de graves conséquences» à long terme, redoutent-elles.

«Irréaliste», selon le Conseil fédéral

Dans son message, le Conseil fédéral juge irréaliste une réintégration de la Suisse au programme de mobilité étudiante en 2018 déjà. D'un commun accord, la Suisse et la Commission européenne n'ont pas repris les négociations sur Erasmus malgré la ratification helvétique de l'extension de la libre circulation à la Croatie en décembre 2016.

Cette différence avec la relance du retour des chercheurs dans Horizon 2020 s'explique par des questions d'agenda, mais aussi parce que Bruxelles exigeait une contribution helvétique à Erasmus bien supérieure au montant déjà approuvé par le Parlement. Une réintégration au programme avant 2021 nécessiterait une rallonge de crédit irréaliste compte tenu des efforts d'économie.

(ats)

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