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TurquieErdogan quittera la politique en cas d'échec aux municipales

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis de quitter la politique si son parti ne remportait pas les élections municipales du 30 mars.

Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la cote de popularité de son Parti de la justice et du développement n'avait pas souffert du scandale politico-financier.

Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la cote de popularité de son Parti de la justice et du développement n'avait pas souffert du scandale politico-financier.

ARCHIVES, Keystone

Empêtré dans un scandale politico-financier, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis de quitter la politique si son parti islamo-conservateur ne remportait pas les élections municipales du 30 mars. Ce scrutin aura valeur de test pour le régime en place.

«Si mon parti ne remporte pas la première place au scrutin municipal, je suis prêt à renoncer à la politique», a-t-il dit à Ankara devant des journalistes.

Sûr de lui, Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la cote de popularité de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir depuis 2002, n'avait pas souffert du scandale politico-financier qui l'a éclaboussé en décembre.

Paradoxalement, lors d'une réunion plus tard dans la journée, il a laissé entendre que si son parti décidait d'amender ses statuts pour lui ouvrir la voie à un quatrième mandat à la tête du gouvernement, à priori interdit, il ne s'y opposerait pas.

Cote en nette baisse

«Je n'en ai pas l'intention mais si ma formation le souhaite, je convoquerai un congrès», a-t-il dit. Les prochaines législatives sont fixées pour 2015.

Depuis son accession au pouvoir, l'AKP n'a perdu aucune élection. Mais selon le dernier sondage de la société Sonar, sa cote est en nette baisse avant les municipales, devenues un véritable plébiscite pour le pouvoir, s'établissant aux alentours de 40%, alors qu'il avait obtenu près de 50% des suffrages aux dernières législatives de 2011.

Aux dernières municipales de 2009, l'AKP avait obtenu 39% des voix. Mais depuis décembre, la donne politique semble pencher en sa défaveur à cause d'une série d'enquêtes anticorruption d'une ampleur inégalée visant une formation qui a fait de la lutte contre la corruption sa bannière.

Série d'inculpations en décembre

Des dizaines de patrons, hommes d'affaires, élus et hauts fonctionnaires proches du régime ont été inculpés en décembre dans le cadre d'une série d'enquêtes anticorruption. Tous ont cependant été relâchés depuis.

Recep Tayyip Erdogan accuse avec véhémence son ex-allié, l'influent mouvement religieux du prédicateur musulman, Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis, d'avoir ourdi un «complot», une «tentative de coup» pour le déstabiliser avant les municipales qui seront suivies en août par une première élection présidentielle au suffrage universel.

Dans des déclarations rapportées mercredi par la presse turque, il a exprimé son intention d'agir avec la plus grande sévérité contre ce mouvement socio-religieux qui compte des millions de sympathisants, une fois passées les municipales.

Recep Tayyip Erdogan a déjà procédé à une purge massive au sein de la police et de la magistrature, où la confrérie jouissait d'une influence importante, les accusant d'avoir mené les enquêtes anticorruption pour le renverser.

(ats)

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