02.12.2014 à 14:03

footEspagne: des ultras devant un juge après la rixe mortelle à Madrid

Une vingtaine de supporteurs de football interpellés lors de violents affrontements entre ultras dimanche à Madrid, où un fan du Deportivo La Corogne a trouvé la mort, vont être présentés mardi à un juge espagnol, a-t-on appris de source policière.

La police prévoyait de présenter les 21 supporteurs à un juge madrilène à la mi-journée, a dit cette source. Ces ultras sont accusés selon les cas d'"altercation violente", "agression contre personne dépositaire de l'autorité publique" ou de "désobéissance et résistance". La charge d'"homicide" n'a pas été retenue contre ces 21 personnes et d'autres interpellations semblent à prévoir. Dimanche matin, quelque 200 supporteurs du Deportivo La Corogne et de l'Atletico Madrid se sont retrouvés et violemment affrontés aux abords du stade Vicente-Calderon de Madrid plusieurs heures avant le début d'un match de championnat entre les deux équipes. Des images vidéo amateurs ont montré un groupe d'hommes poussant par-dessus la rambarde du fleuve Manzanares un supporteur, probablement Francisco "Jimmy" Romero Taboada (43 ans), membre de la bande d'ultras de La Corogne des Riazor Blues et décédé peu après avoir été repêché. Selon l'autopsie, ce dernier est mort de coups portés à la tête et l'enquête se poursuit pour retrouver ses agresseurs. L'inadéquation du dispositif de sécurité et le fait que le match n'ait pas été classé à haut risque a déclenché une polémique en Espagne. Le secrétaire d'Etat en charge de la sécurité, Francisco Martinez, s'est défendu lundi en assurant qu'"aucun élément objectif ne permettait de prévoir les événements". Le Syndicat unifié de la police (SUP) a, lui, assuré que des agents avaient fait état du déplacement à Madrid d'au moins 50 membres des Riazor Blues. Ce groupe radical a émis mardi un communiqué dans lequel il réclame la "libération rapide" de ses membres interpellés et assure que la bataille de dimanche matin n'a été précédée d'aucun "rendez-vous" avec les ultras du "Frente Atletico". gr/mck/jed/mam

(AFP)

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