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footEspagne/Real-Barça: les défenses au crash-test en vue du clasico (MAGAZINE)

La défense est le vice caché du Real Madrid et du FC Barcelone: ça grince à l'arrière de ces deux belles mécaniques, qui abordent des tests grandeur nature dimanche contre Séville et Villarreal, à deux semaines du clasico du Championnat d'Espagne.

Sur le papier, le clasico du 21 novembre s'annonce pauvre en buts: le Real, actuelle meilleure défense de Liga (4 buts encaissés), reçoit le Barça, dont l'arrière-garde avait été la plus hermétique la saison dernière (21 buts encaissés). Mais heureusement pour le spectacle, les deux bolides ont des ratés.

Avec un effectif identique à l'an dernier, les Catalans affichent une permissivité bien plus grande: déjà 23 buts encaissés en 18 matches officiels, dont deux gifles reçues contre l'Athletic Bilbao en Supercoupe d'Espagne (4-0) et le Celta Vigo en Liga (4-1).

Côté Real, malgré l'arrivée d'un entraîneur considéré comme plutôt défensif comme Rafael Benitez, le club merengue a souffert mardi contre le Paris SG, qui a trouvé trois fois les montants madrilènes au stade Santiago-Bernabeu (1-0).

Si le Real est leader invaincu du Championnat d'Espagne et déjà qualifié pour les huitièmes de finale de Ligue des champions, sans aucun but encaissé en quatre matches européens, ces statistiques semblent en trompe-l'oeil.

Ainsi, le gardien costaricien Keylor Navas a enchaîné les parades décisives pour sauver son équipe ces dernières semaines, signe que ses partenaires laissent trop les adversaires s'approcher. Un défaut que Benitez a lui-même reconnu et que les observateurs de la Liga pointent du doigt.

"Le Real peut s'enorgueillir d'encaisser peu de buts mais en déduire qu'il est équilibré dans le jeu me semble téméraire", écrivait dans un récent éditorial Alfredo Relaño, directeur du quotidien sportif madrilène As. "L'équilibre, c'est Keylor."

Au Barça, tout n'est pas rose non plus. Les Catalans ont pris la mauvaise habitude cette saison de ne réagir qu'après l'ouverture du score adverse. En 18 matches toutes compétitions confondues, l'équipe blaugrana a laissé son adversaire ouvrir la marque huit fois.

"Sur certains matches, nous n'avons pas défendu aussi bien que la saison dernière. C'est quelque chose que nous travaillons beaucoup à l'entraînement", a reconnu mardi le défenseur central belge Thomas Vermaelen.

Mais cela commence à payer: un seul but concédé sur les cinq derniers matches. "Quand on n'encaisse pas de but, cela renforce toutes les lignes de l'équipe", a résumé l'entraîneur Luis Enrique mercredi après la victoire contre le BATE Borisov (3-0). "Nous savions que nous devions améliorer cela et nous y travaillons."

A la décharge des deux clubs, leurs défenses ont été décimées depuis le début de saison.

Côté Barça, Jordi Alba, Vermaelen ou Dani Alves ont été successivement éloignés des terrains sur blessures et Gerard Piqué puis Javier Mascherano, coupables d'insultes envers le corps arbitral, ont été chacun suspendus plusieurs matches.

Au Real, même situation: Danilo, Dani Carvajal, Pepe et Sergio Ramos ont tous enchaîné les pépins physiques et la récente perte de Marcelo (ischio-jambiers) est un nouveau coup dur pour le Real, dont l'infirmerie ne désemplit pas.

Barça-Villarreal (16h00) et Séville-Real (20h30) s'annoncent dimanche comme deux occasions idéales de resserrer les boulons derrière avant la trêve internationale puis le clasico.

Les Barcelonais vont devoir ainsi se méfier des vifs attaquants du "sous-marin jaune", notamment l'ancien Sochalien Cédric Bakambu (6 buts en 9 matches officiels).

Quant au Real, il aura fort à faire au stade Sanchez-Pizjuan de Séville: les Andalous, en difficulté en C1 et en Liga, restent des adversaires coriaces qui ont bousculé deux fois le Barça cette saison (défaite 5-4 a.p. en Supercoupe d'Europe et succès 2-1 en Liga).

jed/ale

(AFP)

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