Publié

footEspagne - Real-Barça: Ronaldo, pas dans son assiette (MAGAZINE)

Madrid, 19 nov 2015 (AFP) - Qu'arrive-t-il à Cristiano Ronaldo? De déclarations ambiguës en prestations mitigées, l'ogre portugais du Real Madrid doit retrouver sa faim de buts et sa soif de victoire face au FC Barcelone samedi pour le clasico du Championnat d'Espagne (17h15 GMT).

A ce stade de la saison, le Portugais compte 8 buts de moins que l'an dernier: seulement 13 buts inscrits sur les 11 premières journées de Liga et les quatre de Ligue des champions, contre 21 sur la même période la saison passée.

Il faut aussi noter que ses buts sont arrivés par grappes en septembre: quintuplé contre l'Espanyol Barcelone (6-0) en Liga puis triplé contre le Shakhtar Donestk en C1 (4-0) en l'espace de trois jours. "Je ne sais pas, avant j'étais mauvais et maintenant me voilà bon parce que j'ai marqué huit buts", avait alors ironisé le triple Ballon d'or.

Mais même si Ronaldo est devenu mi-octobre le meilleur buteur de l'histoire du Real, l'embellie n'a pas duré. En Liga, c'est son pire démarrage depuis la saison 2009-2010: seulement huit buts en 11 matches, alors qu'il avait toujours atteint le ratio d'au moins un but par match ces cinq dernières années.

L'une des raisons de cette baisse de forme est liée aux blessures qui ont handicapé le Real. Si Ronaldo a été épargné, il s'est retrouvé très isolé en attaque avec les absences de Karim Benzema et Gareth Bale.

Du coup, le Portugais a été contraint de délaisser son aile gauche pour se sacrifier en pointe, un poste qu'il n'apprécie pas.

Enfin, la volonté de Gareth Bale de jouer dans l'axe du terrain, que l'entraîneur Rafael Benitez semble s'attacher à satisfaire, menace de provoquer un embouteillage en attaque et de réduire la liberté d'action de Ronaldo.

En fin de saison dernière, Cristiano Ronaldo avait défendu le maintien à son poste de l'entraîneur italien Carlo Ancelotti, sans succès.

Avec Benitez, la presse espagnole fait état de relations beaucoup plus fraîches.

Dès ses débuts, l'entraîneur espagnol a d'ailleurs eu la mauvaise idée de ne pas qualifier publiquement le Portugais de "meilleur joueur du monde", une habituelle figure imposée au Real, avant de devoir rétropédaler.

Et si Ronaldo jouait samedi son ultime clasico au stade Santiago-Bernabeu? L'hypothèse n'est plus farfelue pour un joueur qui aura 31 ans en février et a laissé la porte ouverte à un départ. "Personne ne sait ce qui arrivera l'an prochain", a-t-il prévenu fin septembre.

Début novembre face au Paris SG, l'une des destinations potentielles de la star, Ronaldo a même mis en scène sa complicité avec les dirigeants parisiens: petit mot "très élogieux" glissé à l'oreille de l'entraîneur Laurent Blanc, selon ce dernier, et accolade télévisée avec le président Nasser Al-Khelaïfi.

Bref, l'ambiguïté est totale et l'absence de représentant du Real Madrid lors de l'avant-première du documentaire sur la vie de "CR7" à Londres le 9 novembre n'a pas manqué d'interroger en Espagne.

Pour dissiper ces doutes, Ronaldo doit se ressaisir lors du clasico samedi.

Quinze fois buteur face au Barça, le Portugais aime ces grands rendez-vous et son rendement pourrait redécoller si Benzema et Bale sont alignés à ses côtés.

En outre, il a soufflé pendant la trêve internationale pour préparer sereinement ce choc. Suffisant pour retrouver tout son appétit samedi au stade Bernabeu?

jed/mam

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!