Formule 1 - Et si Ferrari gagnait à Monaco?
Publié

Formule 1Et si Ferrari gagnait à Monaco?

A la surprise générale, et celle de l’écurie italienne, les deux Ferrari ont signé les deux meilleurs chronos des premiers essais du Grand Prix de Monaco. Où la pole-position mène souvent à la victoire.

par
Florian Paccaud

«C’est trop beau pour être vrai»

Charles Leclerc est né à Monaco, dans un appartement situé juste au-dessus de la ligne droite des stands. Il a toujours vécu en Principauté et connaît par coeur chacune de ses rues.

Mais au volant d’une voiture de course, le Monégasque n’a pas eu beaucoup de chance à domicile. En GP2 (aujourd’hui Formule 2), il n’a jamais terminé la course, tandis qu’en Formule 1 il n’a jamais réussi à se qualifier en Q3. «Malheureusement, j’ai été assez malchanceux ici dans le passé, j’espère que cette chance va tourner un peu cette année», avoue-t-il.

Ce qui ne l’empêche pas d’adorer ce circuit. « ’aime, oui, j’aime les circuits urbains en général. Et je pense que c’est un sentiment spécial pour tous les pilotes de courir ici. C’est très, très technique, nous avons la partie à grande vitesse avec la piscine qu’il faut maîtriser, et j’aime ce défi de pousser la voiture à ses limites sans les dépasser, sinon vous en payez le prix…»

«Un peu de marge de progression»

Les pilotes monégasques sont rares en Formule 1. Charles Leclerc est le premier à être monté sur un podium depuis Louis Chiron, qui avait fini troisième de la toute première édition du Grand Prix de Monaco, en 1950 (il l’avait remporté en 1931, mais le championnat du monde de Formule 1 n’existait pas encore). Le jeune pilote Ferrari rend d’ailleurs hommage à son illustre compatriote avec un design de casque qui rappelle cette victoire de 1931.

Charles Leclerc sait que les Ferrari ne sont pas franchement en mesure de se battre pour les victoires cette saison – elles peuvent au mieux viser la troisième place du championnat derrière Mercedes et Red Bull. Mais avec les appuis de sa monoplace et la configuration unique de Monaco, le miracle pourrait avoir lieu ce week-end. Il faudra d’abord que le pilote Ferrari se qualifie en pole-position, ou tout au moins en première ligne.

Jeudi, au terme de la première journée d’essais, Charles Leclerc a signé le meilleur chrono, devant con équipier Carlos Sainz. C’était la première fois que les deux Ferrari s’emparaient des deux meilleurs temps d’une séance d’essais depuis 2019.

Mais le Monégasque refusait de se laissait emporter par trop d’enthousiasme: «Nous avons encore un peu de marge de progression, mais je suis persuadé que les Mercedes et les Red Bull en ont encore plus que nous. Donc, on ne doit pas trop s’emballer. Il y a un jour de travail, vendredi, pour travailler sur la voiture, nous verrons bien où nous allons arriver. Les choses se présentent bien, mais pour l’instant, ça a l’air un peu trop beau pour être vrai…»

Hamilton n’aime pas les changements

Restera, ou ne restera pas? Lewis Hamilton ne cesse de lancer des signaux contradictoires au sujet de son avenir.

Pour l’instant, le contrat du Britannique se termine à la fin de cette saison - un contrat qui a nécessité des mois de négociations avant d’être signé juste avant le premier Grand Prix. Il y a quelques jours encore, le septuple champion du monde affirmait que cette saison 2021 lui plaît bien, que la lutte contre Max Verstappen l’amuse, et qu’il aimerait bien relever le défi des changements de règlement 2022.

Mais ce week-end à Monaco, marche arrière: Lewis Hamilton, après avoir essayé les pneus 2022 de Pirelli (en avril), et après avoir réfléchi, semble dire le contraire: « J’ai fait un test de ces futurs pneus, pour voir quelle est la différence, comment ils m’affecteront en tant que pilote. Les voitures seront plus lourdes en plus lentes, je pense que c’est un pas en arrière. Nous devrions avoir des voitures plus rapides et plus efficaces, ces voitures sont meilleures quand elles sont légères. Mais la décision est prise, il n’y a plus rien d’autre à faire que d’accepter… cela dit, je ne crois pas que je serai encore en F1 à 41 ans, comme Kimi (Räikkönen). J’en ai 36, et je ne crois pas que je vais conduire pour toujours, même si le pilotage a été le plus beau voyage de ma vie… »

Lando Norris pour plusieurs années

On n’en est qu’au cinquième Grand Prix 2021, et déjà le paddock bruisse des rumeurs de transferts.

Chez McLaren, Lando Norris vient d’être confirmé pour « plusieurs années », une décision compréhensible puisque le jeune britannique se montre nettement plus rapide que son équipier Daniel Ricciardo, pourtant plus expérimenté.

Chez Williams, Jost Capito, le nouveau patron, a déclaré qu’il aimerait bien garder George Russell plusieurs saisons, mais que son pilote est sous contrat Mercedes… qui va sans doute le récupérer bientôt.

Le jeune Britannique, d’ailleurs, a eu l’audace de suggérer qu’il aimerait bien signer un contrat pour plusieurs saisons, histoire d’être tranquille dans sa tête. Mais évidemment, il parle – sans le dire – d’un contrat avec Mercedes, en remplacement de Valtteri Bottas.

Ocon: priorité à Alpine

Comme en écho à ces propos, le Finlandais a répondu que lui aussi aimerait avoir un contrat de plusieurs années, lui qui ne renouvelle son accord avec Mercedes que d’année en année depuis qu’il pilote pour l’écurie allemande.

Chez Alpine, enfin, Laurent Rossi, le patron, est enchanté des performances d’Esteban Ocon. Qui se montre – pour le moment – plus efficace que Fernando Alonso.

Le pilote français est lui aussi sous contrat avec Mercedes. Mais la bonne surprise, pour Alpine, c’est que Toto Wolff, le patron de Mercedes, a déclaré qu’il va laisser priorité à l’écurie française pour choisir l’avenir d’Esteban Ocon. On peut désormais s’attendre à voir Esteban Ocon signer avec Alpine pour plusieurs années.

Votre opinion