Hockey sur glace: Et si Lausanne et Genève n’en avaient pas terminé?
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Hockey sur glaceEt si Lausanne et Genève n’en avaient pas terminé?

Dimanche soir, le LHC et le GSHC ont annoncé un échange n’incluant pas Joel Vermin, pourtant au cœur de tout ce feuilleton. Et si la piste genenvoise n’était pas totalement enterrée?

par
Grégory Beaud
Le sort de Joël Vermin est au cœur de toutes les spéculations.

Le sort de Joël Vermin est au cœur de toutes les spéculations.

Patrick Martin

Les murs ont des oreilles. Que ce soit aux Vernets, à la Vaudoise aréna ou dans n’importe quelle autre patinoire de Suisse. Et lorsqu’un dossier est aussi brûlant que celui du transfert de Joël Vermin, tout le monde veut être sûr d’être le premier informé. Les journalistes, bien sûr. Mais pas que.

«Si quelqu’un parle aux fuckin’ journalistes, je le vire»

Marc Gautschi, directeur sportif de GE Servette

Alors les messages vont dans tous les sens. Si bien que les dirigeants des deux clubs deviennent un peu nerveux. «Si quelqu’un parle aux fuckin’ journalistes, je le vire», a-t-on même entendu de la bouche de Marc Gautschi dans le vestiaire du GSHC dont les murs sont définitivement poreux.

Il faut dire que cela fait une semaine que les négociations entre Vaudois et Genevois sont publiques. Dimanche soir, un échange a été rendu public par les deux clubs simultanément, à 21h. Mais rembobinons cette journée un peu folle.

15h30 Selon une source habituellement fiable, le deal Tim Bozon + Guillaume Maillard + Floran Douay contre Joël Vermin était fait. «Tu peux l’écrire», nous a-t-on confié.

16h30 «Tu en veux une bien bonne? Lausanne et Genève se sont échangés des joueurs. Maillard et Douay contre Tyler Moy. Je suis à 100% sûr».

Difficile de faire plus contradictoire que ces deux informations, non?

A 21h, l’information de 16h30 a été rendue publique. Tyler Moy a été envoyé à Genève en échange de Floran Douay et Guillaume Maillard. Pas trace de Tim Bozon ou Joël Vermin dans la communication des clubs.

Et si, finalement, nos deux interlocuteurs avaient une bribe de l’information? Qu’une partie de la «grande image» comme on dit en Amérique du Nord.

Il se pourrait en effet que l’échange de dimanche soir ne soit qu’une étape. Contactés, les deux clubs ont botté en touche. Petr Svoboda, directeur des opérations hockey à Lausanne: «Joël Vermin est toujours un employé du Lausanne HC. Je ne veux pas faire d’autre commentaire. Tout le reste n’est que spéculation de votre parts.»

Avant de parler à Marc Gautschi, directeur sportif du GE Servette, on nous aiguille: «Pour ton info, il ne parlera pas de Vermin.» La question a tout de même été posée, sans plus de succès.

Où va aller Vermin?

Alors continuons de spéculer. Selon notre premier informateur, celui de 15h30, le deal centré autour de Joël Vermin est toujours «sur la table».

L’attaquant international ne devrait pas parvenir à prendre le chemin de Berne, son premier choix. Et comme il ne peut pas se permettre de passer deux ans en tribunes, il serait enclin d’accepter son sort avec une prolongation de contrat substantielle (en années de contrat et en argent) à la clé.

Alors pourquoi n’aurait-il pas été annoncé dimanche soir? Tim Bozon ne serait pas enclin à prendre l’A1 entre Genève et Lausanne. Notre petite voix de 16h30 confirme d’ailleurs cette partie de l’histoire.

Et si la transaction de dimanche soir (21h00) n’était finalement qu’une péripétie de plus dans cette série à rebondissements 100% lémanique?

La suite au prochaine épisode sur vos écrans (et derrière les murs des Vernets ou de la Vaudoise aréna).

Note. Après parution de l’article, Marc Gautschi nous a contacté pour préciser que s’il a bien eu une discussion avec les joueurs, il conteste formellement avoir prononcé cette phrase et rappelle qu’il n’est pas du genre à insulter les journalistes. »

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2 commentaires
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JM

25.08.2020, 12:40

Mouahahahahaha, j'adore Gautschi

Gollum

25.08.2020, 12:00

On attend tj la conference de presse du clubs promis lundi ;-)