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NourritureEt si on mettait le nez dans leur gamelle?

Savez-vous ce que contiennent réellement les préparations industrielles dont vous régalez amoureusement votre compagnon à quatre pattes? La journaliste Morgane Kergoat ouvre les yeux des propriétaires de chats et chiens.

par
Geneviève Comby
Business en pleine expansion, les ventes d'aliments industriels pour animaux domestiques ont doublé ces quinze dernières années.

Business en pleine expansion, les ventes d'aliments industriels pour animaux domestiques ont doublé ces quinze dernières années.

Chendongshan

C’est un business en pleine expansion. Aux États-Unis et en Europe, les ventes d’aliments industriels destinés aux animaux domestiques ont doublé ces quinze dernières années. Pour le plus grand bonheur des trois géants – Mars, Nestlé, Colgate-Palmolive – qui se partagent l’essentiel d’un marché en perpétuelle innovation. Grâce à eux, nos amis à quatre pattes se voient offrir du light, du bio, du spécial seniors, du sans gluten, des soupes et on en passe. Mais que sait-on réellement du contenu de ces préparations qu’on nous promet saines et savoureuses? La journaliste française Morgane Kergoat apporte quelques réponses dans un livre particulièrement instructif.

Que répondez-vous à la question qui hante les propriétaires de chats ou de chiens: faut-il privilégier les croquettes ou les aliments humides?

Je n’aime pas trop les «il faut». Mais idéalement, on peut tout de même dire qu’en ce qui concerne le chat, la pâtée présente un avantage pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’un animal originaire de régions désertiques qui boit naturellement assez peu et trouve l’eau dont il a besoin dans ses proies. Les comportements varient bien sûr entre individus, mais de façon générale, si l’on voit que son chat boit peu, mieux vaut lui proposer des rations humides; par exemple, moitié pâtée, moitié croquettes, que l’on peut plus facilement laisser à l’air libre. Le chien, lui, est un bon buveur. Le risque de déshydratation chronique est moindre.

À l'état sauvage, le chat tire 52% de son énergie des protéines animales, qu'elle est la proportion de ces protéines dans l'alimentation industrielle?

Cela varie beaucoup selon les produits. Mais l’alimentation industrielle que l’on trouve en supermarché, vers laquelle se tourne un très grand nombre de propriétaires d’animaux, est relativement pauvre en protéines. Certaines croquettes peuvent contenir jusqu’à 80% de céréales et donc moins de 20% de viande, si on compte les autres ingrédients (légumes, etc.). Les produits haut de gamme, que l’on trouve par exemple chez les vétérinaires, peuvent afficher entre 40 et 50% de protéines animales. Je précise «animales», parce que les produits bas de gamme contiennent parfois des protéines végétales, qui ne sont pas assimilées de la même façon par les animaux.

Pour en savoir plus, consultez le site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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