25.01.2019 à 17:57

ItalieEternit: nouveau procès contre Schmidheiny

L'industriel suisse, condamné puis acquitté en 2014, est soupçonné d'homicide volontaire causé par l'amiante par la justice italienne.

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Stephan Schmidheiny à nouveau condamné par un tribunal de Turin à quatre de prison pour la mort de deux ouvriers d'une entreprise à Gênes. (23 mai 2019)

Stephan Schmidheiny à nouveau condamné par un tribunal de Turin à quatre de prison pour la mort de deux ouvriers d'une entreprise à Gênes. (23 mai 2019)

archive/photo d'illustration, AFP
La justice italienne a décidé vendredi d'ouvrir un nouveau procès contre Stephan Schmidheiny (ici en 1996), soupçonné d'homicide volontaire en relation avec la maladie de l'amiante. (Vendredi 25 janvier 2018)

La justice italienne a décidé vendredi d'ouvrir un nouveau procès contre Stephan Schmidheiny (ici en 1996), soupçonné d'homicide volontaire en relation avec la maladie de l'amiante. (Vendredi 25 janvier 2018)

Le parquet de Turin et le parquet général du Piémont s'opposent à la décision prise fin novembre et ont décidé de saisir la Cour de cassation. (Jeudi 12 janvier 2017)

Le parquet de Turin et le parquet général du Piémont s'opposent à la décision prise fin novembre et ont décidé de saisir la Cour de cassation. (Jeudi 12 janvier 2017)

Une juge d'instruction de Naples a décidé vendredi d'ouvrir un nouveau procès contre Stephan Schmidheiny. L'industriel suisse est soupçonné d'homicide volontaire en relation avec la maladie de l'amiante dans un bâtiment de l'entreprise Eternit à Naples.

Une centaine de cas

Le procès devrait débuter le 12 avril, selon les médias italiens. Les accusations portent sur une centaine de cas de maladie et de décès liés à l'amiante dans les quatre usines transalpines du groupe Eternit. Le groupe Eternit SEG, dirigé par M. Schmidheiny, avait été, de 1973 à sa faillite en 1986, le plus grand actionnaire puis l'actionnaire principal d'Eternit Italia SpA.

Pour l'avocat de M. Schmidheiny, l'accusation est "grotesque". Son client a agi de manière responsable et ainsi sauvé la vie à de nombreuses personnes, estime-t-il.

Un nouveau procès viole les droits humains fondamentaux, peut-on lire dans un communiqué. Dans la convention européenne des droits de l'homme est ancré le principe de l'interdiction du "non bis in idem" d'après lequel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement (une seconde fois) à raison des mêmes faits.

Acquitté en cassation

L'homme d'affaires suisse avait déjà dû affronter un premier procès en février 2012. Il avait alors été condamné à seize ans de prison pour avoir provoqué la mort de près de 3000 personnes, ouvriers ou riverains d'usines du groupe Eternit S.p.a Gênes.

En juin 2013, cette peine avait été alourdie en appel à 18 ans de prison. La Cour d'appel avait également reconnu plusieurs dizaines de millions d'euros de dédommagements aux nombreuses parties civiles. La Cour de cassation avait toutefois acquitté M. Schmidheiny en novembre 2014, jugeant les faits prescrits.

(ats)

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