25.08.2016 à 11:58

Éthiopie: le dernier espoir pour leur enfant

Reportage

Au centre médical d’Aydora, les mères amènent les bambins les plus affaiblis par le manque de nourriture, causé par la sécheresse.

par
Cléa Favre
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Les bêtes d'Abdilahi Bile sont mortes de faim en raison de la sécheresse.

Les bêtes d'Abdilahi Bile sont mortes de faim en raison de la sécheresse.

Darrin Vanselow
«Il n'y avait aucune autre option que de s'installer», commente Amina Dahia, 43 ans.

«Il n'y avait aucune autre option que de s'installer», commente Amina Dahia, 43 ans.

Darrin Vanselow
La sédentarisation est un moyen pour l'Etat de contrôler les populations. Le village a sa milice.

La sédentarisation est un moyen pour l'Etat de contrôler les populations. Le village a sa milice.

Darrin Vanselow

C’est sa mère, Mako Roble, 50 ans, qui l’a porté sur son dos depuis le village d’Urdala, à 10 kilomètres de marche de là. Ils ont mis deux heures pour venir au centre médical d’Aydora, géré par le gouvernement, dans l’est de l’Ethiopie, la région la plus durement touchée par la sécheresse qui sévit dans le pays. Maintenant, Abdi Hussein, 3 ans, petit ensemble à rayures et sandales, semble impressionné devant le bureau du médecin. Ce dernier, Fikru Gebre, note sur la fiche en carton de l’enfant des chiffres encourageants. La première fois que le petit Abdi Hussein est venu ici, il pesait un peu plus de 9 kilos et le tour de son bras mesurait 11 centimètres. «Je me souviens bien de lui. Il était très maigre», dit le médecin. Le garçon avait alors été diagnostiqué comme atteint de malnutrition sévère, avec complications.

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