Terrorisme: Etudes: l'Uni de Bâle refuse l'admission d'un Irakien
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TerrorismeEtudes: l'Uni de Bâle refuse l'admission d'un Irakien

Le jeune homme voulait reprendre ses études de pharmacie. Son inscription a été refusée car il est considéré comme un terroriste potentiel par Berne. Il ira en justice.

par
Christine Talos

Un Irakien de 27 ans voulait reprendre ses études de pharmacie à l'Université de Bâle. Mais son admission a été refusée par l'établissement. Motif: le Service de renseignement de la Confédération (SRC) le considère comme une menace sérieuse pour la sécurité de notre pays, selon la «Schweiz am Wochenende» samedi.

L'homme est arrivé en Suisse il y a 20 ans et a obtenu sa maturité dans un gymnase bâlois avant d'étudier la pharmacie à l'Uni durant un semestre. Les autorités ont alors pris conscience des ses activités au sein de la «scène salafiste et djihadiste» de la ville. Il a en effet participé à une campagne de distribution du coran. Il fréquentait aussi la mosquée de Bâle dans laquelle l'imam avait prêché aux fidèles que leurs fils ne serrent pas la main d'une institutrice parce qu'elle était une femme. Le jeune Irakien avait lui aussi refusé, lors de son examen oral de maturité, de serrer la main d'une de ses profs.

Une histoire rocambolesque

Selon le journal, les services secrets l'accusent en outre de s'être rendu deux fois en Syrie et Irak et d'avoir eu contact avec des organisations terroristes. Mais le jeune homme dément cette version. Selon lui, il a fait le tour de l'Irak à l'âge de 23 ans en raison du mal du pays. Il aurait alors traversé la frontière avec l'Iran en taxi et y aurait été emprisonné pendant un an. Il aurait été libéré par les services secrets iraniens afin qu'il leur serve d'espion au sein du groupe Etat islamique en Irak.

Une histoire à laquelle ne croit pas la Confédération qui l'emprisonne à son retour en Suisse avant de le libérer après 6 mois. Néanmoins, vu son vécu, il est impossible pour la Suisse de le renvoyer en Irak car il risque d'y être torturé par le régime. Il peut donc rester dans notre pays.

Le jeune Irakien est en litige désormais avec l'Uni de Bâle car officiellement, il n'a commis aucun crime et n'a jamais été condamné par la justice. Selon le Tribunal fédéral, il a même droit à un avocat pour son procès contre l'établissement.

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